Yamoussoukro, 10 mai 2026 (AIP) – Une mission de sensibilisation du conseil du coton, de l’anacarde et du karité a rencontré vendredi 8 mai 2026 à Lamidougou, 10 km de Yamoussoukro, les producteurs, pisteurs et acheteurs de la noix de cajou en vue de les sensibiliser sur les exigences de qualité.
Le coordonnateur de délégation au conseil du coton et de l’anacarde et chef de mission Koné Youssouf, a indiqué que la mission de sensibilisation menée actuellement vise à renforcer l’amélioration de la qualité marchande du cajou ivoirien, aussi bien sur le marché national qu’international.
S’exprimant au cours d’un entretien, M. Koné, a expliqué que l’initiative consiste à rappeler à l’ensemble des acteurs de la filière la nécessité d’adopter de bonnes pratiques afin de garantir une meilleure qualité des noix de cajou produites en Côte d’Ivoire.
Selon lui, la mission permet également de vérifier que les producteurs et autres acteurs du secteur ont effectivement reçu les sacs destinés au conditionnement des produits afin de préserver leur qualité sur le terrain.
« Il est important pour nous de passer en revue ces dispositifs, d’évaluer les difficultés rencontrées sur le terrain par les acteurs concernés et d’apporter, si nécessaire, des mesures correctives », a-t-il souligné.
Le responsable a déploré la persistance de certaines mauvaises pratiques dans la filière, notamment l’achat de produits humides et le maintien de méthodes de conservation inadaptées.
Il a estimé que ces comportements ne relèvent pas uniquement des producteurs, mais impliquent également des acteurs intermédiaires, notamment les pisteurs et les acheteurs, accusés d’encourager les producteurs à conserver d’anciennes habitudes contraires aux exigences de qualité.
« En tant que régulateur, notre responsabilité est de mettre ces acteurs face à leurs responsabilités », a déclaré M. Koné, ajoutant que la filière anacarde, engagée dans une réforme depuis douze ans, ne peut plus tolérer certaines pratiques observées depuis le début du processus.
Il a annoncé la volonté du conseil du coton et de l’anacarde de sanctionner les pisteurs et acheteurs qui continuent d’encourager les mauvaises pratiques, notamment le paiement de produits mouillés.
Concernant les perspectives de la filière anacarde en Côte d’Ivoire, Koné Youssouf s’est montré optimiste malgré une concurrence de plus en plus forte sur les marchés africains et asiatiques.
Selon lui, cette concurrence constitue un levier pour accélérer la structuration et la professionnalisation des acteurs du secteur.
Il a également insisté sur la nécessité de développer davantage la transformation locale des noix de cajou et la consommation des produits dérivés, notamment les amandes, la pâte de cajou et les jus issus de l’anacarde.
« La filière a encore de beaux jours devant elle et nous comptons maximiser les opportunités liées à la transformation et à la valorisation locale », a-t-il assuré.
(AIP)
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