Daloa, 12 mai 2026 (AIP) – Une campagne de sensibilisation et d’autonomisation des élèves du lycée d’excellence Marie Koré de jeunes filles de Daloa sur les Infections sexuellement transmissibles (IST), le VIH/SIDA, les grossesses précoces, la toxicomanie, les Violences basées sur le genre (VBG) et le leadership féminin a été lancée lundi 11 mai 2026 à Daloa.
Initiée par le ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique dans le cadre du Projet de construction et d’équipement de neuf lycées de jeunes filles avec internats (PCELFI-9), cette campagne adopte une approche intégrée combinant la communication pour le changement social et comportemental, l’offre de services de santé sexuelle et reproductive ainsi qu’un engagement communautaire et le renforcement du leadership féminin.
Elle vise à contribuer à l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive, du bien-être et à l’autonomisation des jeunes filles à travers des actions de sensibilisation, d’éducation et d’orientation vers des services adaptés.
Au moins un millier de jeunes filles issues des plusieurs établissements secondaires de la ville prennent part à cette campagne prévue sur deux jours, aux côtés des 280 élèves du lycée d’excellence Marie Koré de Daloa.
En dépit des efforts de l’Etat, les jeunes filles et adolescents font face à des vulnérabilités persistantes qui se traduisent par des infections aux IST/VIH/SIDA, des grossesses précoces, des VBG et la toxicomanie en milieu scolaire.
Selon des données fournies organisateurs de la campagne, plus de 4 000 cas de grossesses en cours de scolarité sont enregistrés chaque année en Côte d’Ivoire. La prévalence du VIH chez les jeunes de 15 à 24 ans est estimée à 2,4 %, avec des disparités importantes au détriment des jeunes femmes, tandis que 29,5 % des femmes déclarent avoir subi des VBG.
Le document contenant ces données souligne, par ailleurs, que la toxicomanie constitue un problème croissant en milieu scolaire, avec un rajeunissement préoccupant des consommateurs de substances psychoactives.
Les activités de sensibilisation et d’autonomisation qui vont durer deux jours permettront aux jeunes filles d’accéder à des informations fiables, de développer des aptitudes pratiques et d’améliorer les capacités à prendre des décisions, ont assurer les organisateurs.
Le programme prévoit en outre la tenue d’ateliers, des échanges en espaces sécurisés, la gestion des situations à risque, des témoignages inspirants ainsi que des actions de renforcement des capacités des enseignants et de promotion du leadership féminin à travers des clubs et projets communautaires.
Les organisateurs ambitionnent, à travers cette initiative, de faire des lycées d’excellence des espaces d’apprentissage sécurisés, protecteurs et porteurs d’espoir pour les jeunes filles.
(AIP)
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