Niakara, 12 mai 2026 (AIP) – Le trésorier général de la coopérative des éleveurs de bovins et ruminants du département de Niakara, Issouf Koné, a révélé lundi 11 mai 2026, que les statistiques de la coopérative font état de 75 déclarations de vols enregistrées au cours de l’année 2025, pour un total de 1 837 bœufs dérobés dans plusieurs localités du département de Niakara (centre-ouest, région du Hambol).
Dans un entretien accordé à l’AIP, M. Koné a dénoncé l’ampleur persistante des vols de bétail dans la circonscription administrative, condamnant un phénomène qui affecte la filière et les conditions de vie des acteurs du secteur. Selon le bilan annuel établi par la coopérative, seulement 134 animaux ont pu être retrouvés, tandis que 11 présumés voleurs ont été appréhendés et mis à la disposition des autorités compétentes.
Le gestionnaire financier de la coopérative estime que cette situation constitue « un véritable coup dur » pour les éleveurs, dont plusieurs perdent en quelques nuits le fruit de plusieurs années d’investissement.
« Certains éleveurs se retrouvent complètement décapitalisés après le passage des voleurs », a-t-il déploré, soulignant que les pertes financières engendrées réduisent considérablement les capacités de production et de renouvellement des troupeaux.
Selon lui, l’insécurité liée aux vols de bétail entraîne également une baisse de confiance des acteurs de la filière, freine les investissements et accentue la précarité des familles vivant essentiellement de l’élevage dans le département de Niakara.
Outre les vols, Issouf Koné a évoqué d’autres difficultés affectant la filière bovine et des ruminants, notamment la divagation des animaux, source d’accidents de la circulation. Le bilan annuel de la coopérative fait état de cinq accidents impliquant des bœufs en errance en 2025.
Le trésorier général de la coopérative a appelé au renforcement de la collaboration entre les forces de sécurité, les autorités administratives et les éleveurs afin de mieux lutter contre le vol de bétail et de préserver une activité économique essentielle pour de nombreuses familles du Hambol.
Il a également plaidé pour une meilleure organisation des éleveurs, l’identification systématique des animaux ainsi que la multiplication des actions de sensibilisation pour limiter la divagation des troupeaux et sécuriser davantage la filière.
(AIP)
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