Abidjan, 13 mai 2026 (AIP) – Le Forum des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest, section Côte d’Ivoire (FOSCAO-CI) réclame au gouvernement, l’établissement d’un calendrier « clair » de mise en place de la nouvelle Commission qui aura désormais en charge la gestion du processus électoral en Côte d’Ivoire.
Dans un communiqué signé ce mercredi 13 mai 2026, de son coordonnateur, Drissa Soulama, le FOSCAO-CI a réagi à la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), décidée par le gouvernement en Conseil des ministres du 6 mai. Le Forum dit prendre « acte de cette dissolution » et souligne qu’elle doit constituer le premier pas d’un processus de réforme électorale « globale, inclusive, transparente et participative ».
L’organisation invite le gouvernement à rendre public ce calendrier afin de permettre aux parties prenantes de s’organiser pour une pleine participation et l’appelle à organiser des consultations avec les parties prenantes notamment les partis politiques, la société civile pour la mise sur pied de la nouvelle commission.
S’adressant aux partis et groupements politiques, le forum souhaite leur engagement à contribuer et à soutenir la mise en place de la nouvelle Commission impartiale et indépendante. Elle fait un clin d’œil à la société civile en souhaitant son engagerment à contribuer et à soutenir les nouvelles réformes à venir.
Le FOSCAO-CI fait aussi appel à une implication de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) en sollicitant son accompagnement techniquement envers la Côte d’Ivoire pour la mise en place de la nouvelle Commission qui remplacera la CEI.
Il note que la CEI a été mise en place, après de longues et vives controverses sur la gestion des processus électoraux en Côte d’Ivoire et que depuis sa création en 2001, cette Commission a constitué l’épine dorsale du processus électoral en Côte d’Ivoire, chargée d’organiser et de superviser les scrutins.
Après sa mise en place, les partis politiques de l’opposition ont, à maintes reprises, dénoncé la composition et le fonctionnement de la Commission, la qualifiant de déséquilibrée et d’instrument au service du pouvoir en place. Les organisations de la société civile et particulièrement les associations de défense des droits de l’homme, ont mené des campagnes pour une refonte profonde du cadre électoral.
Ces luttes conjuguées ont permis plusieurs avancées formelles, mais sans jamais garantir pleinement l’indépendance effective de la CEI, souvent entravée par des ingérences politiques.
C’est dans ce climat que s’est tenue les élections générales de 2025 (présidentielle et législatives) marquées par des controverses telles que la non révision de la liste électorale en 2025 et le boycott de certains partis politiques de l’opposition.
(AIP)
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