Abidjan, 06 juin 2026 (AIP)- Le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a reçu jeudi 4 juin 2026 à son cabinet à Abidjan-Plateau, les membres du comité ad hoc chargé de l’organisation des élections de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) ainsi que les deux candidats déclarés à la présidence de l’organisation, Stéphane Bahi et Marie-Laure N’Goran, pour une médiation de sortie de crise.
Cette rencontre a permis de franchir une étape décisive vers la tenue effective du 12ᵉ congrès de l’UNJCI, après plusieurs semaines de tensions ayant entravé le processus électoral, selon une note d’information transmise.
Le ministre Amadou Coulibaly a souligné la nature de son intervention, placée sous le sceau de la neutralité et de l’intérêt collectif. « Mon rôle n’est pas de prendre parti pour un camp ou pour un autre. Mon rôle est de veiller à ce que chacun soit traité avec équité, dans le respect des règles et dans l’intérêt supérieur de la corporation », a-t-il déclaré.
Tout en saluant les progrès accomplis par les différentes parties, il a rappelé que le calendrier arrêté devait être respecté. « J’ai déjà informé le Premier ministre de la tenue effective du congrès, les 6 et 7 juin prochains. Je ne me vois pas retourner lui annoncer un nouveau report », a-t-il martelé.
Amadou Coulibaly a également réaffirmé l’engagement de l’État à assurer le financement intégral de l’événement, traduisant ainsi l’importance accordée par le gouvernement à la stabilité et au bon fonctionnement des organisations professionnelles du secteur des médias.
Il a aussi félicité les membres du comité ad hoc pour leur travail de médiation et exhorté l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité et de dépassement de soi afin de lever les derniers obstacles.
Faisant le point des travaux engagés depuis sa mise en place par ordonnance du juge des référés, le président du comité ad hoc, ex-président de l’Union, Amos Béonaho a indiqué que le Comité avait obtenu une prorogation de 45 jours afin de mener à bien sa mission, tout en maintenant l’objectif de voir le congrès se tenir aux dates prévues des 6 et 7 juin 2026.
« Nous avons travaillé avec toutes les parties, souvent tard dans la nuit », a-t-il confié, précisant que les derniers points de désaccord, en particulier la question de la liste électorale, continuaient de faire l’objet d’un examen approfondi.
Les deux candidats ont, pour leur part, traduit une volonté commune de préserver l’institution. Marie-Laure N’Goran a insisté sur la nécessité de placer l’avenir de l’UNJCI au-dessus des intérêts individuels.
« Même élus, nous ne ferons qu’un passage de quelques années, alors que l’UNJCI demeurera », a-t-elle affirmé, se disant satisfaite des conclusions des travaux du comité et disposée à prendre part au congrès.
De son côté, Stéphane Bahi a reconnu les avancées enregistrées au cours des discussions. S’il a maintenu certaines réserves relatives à la liste électorale, il a dit avoir signé la charte d’éthique et de bonne conduite, tout en souhaitant que les derniers points litigieux soient définitivement réglés avant le scrutin.
Les avancées obtenues grâce au dialogue engagé sous l’impulsion du ministre Amadou Coulibaly laissent entrevoir la tenue du 12ᵉ Congrès de l’UNJCI dans un esprit d’apaisement.
(AIP)
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