Agnibilékrou, 6 juin 2026 (AIP) – La cinquième édition du festival culturel et agricole de l’Indénié-Djuablin (FECAD), ouverte jeudi à Agnibilékrou, met en avant les savoirs et valeurs traditionnels comme des outils de sensibilisation et de mobilisation pour faire face aux effets du changement climatique et promouvoir une agriculture durable dans la région.
Durant trois jours, du 5 au 7 juin, autorités administratives, chefs traditionnels, agriculteurs, experts, acteurs du développement et populations réfléchissent aux solutions durables à mettre en œuvre pour répondre aux défis environnementaux et agricoles auxquels l’Indénié-Djuablin est confrontée.
À travers cette cinquième édition placée sous le thème « Tradition, agriculture et climat : le modèle de l’Indénié-Djuablin », le FECAD entend démontrer que la tradition constitue un puissant levier de sensibilisation, de préservation de l’environnement et d’adaptation aux changements climatiques, tout en contribuant à renforcer la résilience du secteur agricole.
À l’ouverture du festival, la commissaire générale, Mme Sissoko Mariam, a réaffirmé son ambition de faire du FECAD une plateforme d’actions concrètes autour du triptyque tradition, agriculture et climat.
Selon elle, les réflexions engagées doivent déboucher sur des initiatives capables d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
« Nous avons besoin de décisions et non de paroles qui ne débouchent sur rien de concret. Il nous faut des propositions réalistes, des idées applicables. L’urgence est dans l’action et non dans la théorisation », a-t-elle déclaré.
Mme Sissoko a également attiré l’attention sur plusieurs menaces qui pèsent sur l’environnement et la production agricole, notamment les feux de brousse, l’orpaillage clandestin, les effets du réchauffement climatique et les perturbations de la pluviométrie.
Marraine de cette cinquième édition, Mme Nina Blé a estimé que le FECAD constitue une contribution importante à la recherche de solutions face aux défis climatiques. Elle a souligné que la prospérité agricole, la préservation de l’environnement et le développement durable sont étroitement liés.
Elle a également mis en avant les nombreuses potentialités de l’Indénié-Djuablin, affirmant que la valorisation du patrimoine culturel, le renforcement de l’agriculture et la protection de l’environnement constituent des leviers essentiels du développement économique et social de la région.
(AIP)
gtl/nam/haa

