Dimbokro, 07 juin 2026 (AIP) – Les différents acteurs intervenant dans la mise en œuvre du Projet de renforcement des moyens de subsistance des petits exploitants et des femmes (PREMOPEF) dans le département de Dimbokro ont exprimé, de façon globale, leur satisfecit à l’issue de la première étape de la mission de supervision entreprise depuis le vendredi 5 juin 2026 par les partenaires techniques et financiers dudit projet.
Des membres du Champ école paysans (CEP) pour de nouvelles techniques culturales du manioc d’Adjoumanikro aux femmes bénéficiaires de la réhabilitation et de l’agrandissement d’une unité de transformation du manioc à Tromambo, en passant par la mise en place d’un habitat amélioré pour les volailles, également à Adjoumanikro, les avis sont, en grande partie, positifs.
Pour Angan Affoué Micheline, agricultrice membre du CEP d’Adjoumanikro, les techniques apprises sont bonnes et vont être enseignées à d’autres personnes pour que chacun puisse avoir une autonomie financière.
Après quatre années de mise en œuvre, à travers 64 champs école paysans mis en place, 13 147 producteurs dont 5 707 femmes, ont été formés tandis que 2 305 ha de superficies emblavées d’igname et de manioc ont été mises en place grâce aux technologies agro-écologiques, note-t-on.
En outre, au niveau de la volaille traditionnelle, 7 626 éleveurs au nombre desquels 3 701 jeunes ont eu leurs capacités renforcées sur les techniques de production et de commercialisation de cet élévage.
La réhabilitation du barrage d’Adaou, dont quelques observations ont été faites pour arriver à bon terme, a été perçue par la directrice régionale des Ressources animales et halieutiques, Beda Estelle, comme une ‘’belle opportunité pour pratiquer, au-delà du maraicher qui se fera sur cinq hectares, l’aquaculture pour fournir des protéines et des emplois aux populations’’.
« Le projet est donc une bonne initiative qu’il faut saluer », a-t-elle ajouté.
Quant au chargé de projets à la Banque africaine de développement (BAD), Morou Moussa, il est parvenu à la conclusion que ‘’le constat est vraiment satisfaisant, les travaux sont réalisés comme il se doit’’.
« Toutes ces réalisations ont des impacts réels sur les bénéficiaires, leur permettant d’avoir de substantiels revenus », s’est-il exprimé en sus.
Cette mission de supervision, menée par la BAD et le programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire est prévue pour se dérouler du 3 au 11 juin dans les trois départements de la région que sont Dimbokro, Bocanda et Kouassi Kouassikro.
D’une enveloppe globale de 9,87 milliards de francs CFA, le projet de renforcement des moyens de subsistance des petits exploitants et des femmes de la région du N’Zi va s’achever à la fin de cette année 2026.
(AIP)
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