Abidjan, 09 juin 2026 (AIP)- Le ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, a exprimé mardi 9 juin 2026 à Abidjan, la détermination du gouvernement ivoirien à renforcer l’impact des projets financés par le Groupe de la Banque mondiale à travers une meilleure appropriation et utilisation du Scorecard, un outil de suivi des résultats et effets concrets des interventions, sur les populations.
Dr Diarrassouba a relevé cet ambition à l’ouverture de l’atelier régional multi-parties prenantes consacré à la revue à mi-parcours du cadre de performance 2024-2030 du Groupe de la Banque mondiale.
Selon lui, l’amélioration des conditions de vie des populations dépend avant tout de la capacité des pouvoirs publics à assurer un suivi rigoureux des projets, à identifier rapidement les contraintes et à mettre en œuvre les ajustements nécessaires.
Il a souligné que la performance d’un projet ne doit pas être appréciée uniquement à travers les décaissements financiers, mais également à partir d’indicateurs pertinents permettant d’évaluer les changements réels induits sur les bénéficiaires.
Afin de mieux évaluer l’impact des projets, il a insisté sur la nécessité de renforcer la qualité des données dès leur conception, à travers une meilleure définition des indicateurs, la fiabilité des données de référence (baseline) et l’alignement des méthodes de mesure sur les standards internationaux.
Ainsi, le principal défi consiste à transformer les informations issues des systèmes de suivi en véritables outils d’aide à la décision. Dans cette perspective, le gouvernement prévoit de renforcer les cellules de suivi-évaluation au sein des ministères afin d’améliorer le pilotage des projets, la consolidation des rapports de performance et la mise en place de mécanismes d’alerte précoce.
Pour le vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana qui considère lque le Scorecard mis en place en 2024 en Côte d’Ivoire marque une évolution importante dans la manière d’évaluer les interventions de la Banque mondiale. Cet outil privilégie les résultats obtenus plutôt que les seules activités réalisées.
« La Côte d’Ivoire fait preuve d’un leadership fort dans ce domaine », a déclaré M. Diagana, relevant que le gouvernement a intégré une approche axée sur les résultats dans son Plan national de développement (PND) 2026-2030 en définissant des indicateurs ciblés inspirés du Scorecard pour mesurer les progrès accomplis.
La Côte d’Ivoire a aligné certains indicateurs de son PND 2026-2030 sur ceux du Scorecard du Groupe de la Banque mondiale. Le pays s’est également doté d’un tableau de bord national intégrant les principaux indicateurs du Scorecard ainsi que ceux du Cadre de coopération pour le développement durable des Nations unies.
Adopté en 2024, le Scorecard FY2024-2030 du Groupe de la Banque mondiale constitue désormais un outil central de mesure de l’impact des interventions de l’institution sur le développement des pays partenaires. Structuré autour de 44 indicateurs couvrant les dimensions relatives aux personnes, à la prospérité, à la planète, aux infrastructures et au numérique, ce dispositif vise à renforcer la culture du résultat, améliorer la qualité de la prise de décision et optimiser l’allocation des ressources en faveur du développement.
(AIP)
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