Séguéla, 23 oct 2026 (AIP) – Le sous-préfet de Kamalo, Ipou Konan, a appelé les populations à signaler toute activité suspecte liée à l’orpaillage illégal afin de préserver le fleuve Sassandra et les ressources naturelles de la localité.
Cet appel a été lancé mercredi 21 octobre 2026, lors d’une visite à l’embouchure du fleuve Sassandra et dans la forêt de Touna, organisée par le comité sous-préfectoral de lutte contre l’orpaillage illégal, avec la participation de la gendarmerie, des Eaux et Forêts et des chefs de village de Kamalo et de Touna.
Au nom du préfet de région, M. Konan a salué l’engagement des chefs traditionnels, des leaders communautaires et des habitants, qui a contribué à préserver la sous-préfecture de Kamalo de l’orpaillage illégal.
Il a souligné l’importance de protéger le fleuve Sassandra, qui approvisionne plusieurs villages du Worodougou en eau, avertissant que l’installation de dragues et l’arrivée d’orpailleurs clandestins pourraient entraîner une pollution aux conséquences néfastes pour les populations.
Le sous-préfet a exhorté les chefs de village, les chefs de terre, les responsables communautaires, les pêcheurs, les éleveurs et l’ensemble des habitants à collaborer avec les autorités pour prévenir toute implantation de sites d’exploitation illégale de l’or. Il a réaffirmé la détermination du gouvernement à lutter contre ce phénomène sur l’ensemble du territoire national.
Le chef des pêcheurs de Kamalo, Sangaré Moussa, a indiqué que les activités de pêche ne sont pas affectées en raison de l’absence d’orpailleurs clandestins dans la zone. Il a toutefois averti que l’orpaillage illégal pourrait dégrader la qualité de l’eau, menacer les ressources halieutiques et réduire les prises, s’engageant à signaler toute présence suspecte sur le fleuve.
Les représentants des communautés allogènes et allochtones ont également promis de soutenir les autorités dans cette lutte et invité les habitants à dénoncer toute activité minière illégale.
La visite s’est achevée sur un engagement des autorités administratives, des forces de sécurité, des chefs traditionnels et des populations à préserver la zone de l’orpaillage illégal et à protéger le fleuve Sassandra ainsi que les ressources naturelles.
(AIP)
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