Abidjan, 16 sept 2026 (AIP) – Le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a inauguré, pour le compte du gouvernement ivoirien, un bâtiment au Centre de formation Sidi Tiémoko Touré, destiné notamment à renforcer l’autonomisation des femmes des communautés de pêche, avec l’appui de l’ONG japonaise Umi no Kuni Nippon.
La cérémonie s’est déroulée, mercredi 16 septembre 2026, à la direction des Pêches du Port de Treichville. Dénommé « Maison des femmes et des enfants », le bâtiment, d’une superficie de 286 m², comprend des espaces administratifs, une salle d’alphabétisation, une garderie, une infirmerie et un point de vente de produits halieutiques transformés.
Selon la présidente de l’ONG Umi no Kuni Nippon, Yuriko Shiraishi, cette infrastructure complète le centre de formation aux techniques de fabrication du surimi, inauguré en mars 2022. Elle offre aux femmes un cadre leur permettant de poursuivre leurs activités de formation tout en disposant d’un espace adapté à la prise en charge de leurs enfants.
Depuis le lancement du projet, plus de 800 femmes et jeunes ont été formés aux techniques de transformation et de conservation des produits de pêche et d’aquaculture, à la fabrication du surimi, ainsi qu’aux règles d’hygiène, de qualité alimentaire et de commercialisation.
Représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques, le directeur de cabinet, Assoumany Gouromenan, a indiqué que cette initiative participe à la valorisation locale des ressources halieutiques et au développement de l’économie bleue.
Il a souligné que la technologie du surimi permet notamment de transformer des poissons à faible valeur commerciale en produits à plus forte valeur ajoutée, favorisant ainsi la création de richesse au profit des acteurs de la filière.
À cette occasion, l’État ivoirien a remis des équipements de commercialisation d’une valeur globale de 50 millions de francs CFA à cinq coopératives de mareyeuses. Le matériel comprend notamment des kiosques et des tricycles destinés au transport des produits de pêche et d’aquaculture.
Financé dans le cadre de l’aide non remboursable du Japon, le projet d’amélioration des moyens de subsistance des femmes des villages de pêcheurs représente un investissement d’environ 223 millions de francs CFA.
La cérémonie a été marquée par l’annonce du démarrage prochain des travaux de construction d’un laboratoire de recherche destiné à renforcer les capacités nationales dans la valorisation des produits halieutiques.
(AIP)
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