Abidjan, 30 oct 2026 (AIP) – Le président international d’Afrijapan-Africasia, Ferdinand Bléka, a appelé à une mobilisation internationale autour des innovations scientifiques et technologiques pour restaurer les forêts dégradées, préserver la flore médicinale et sécuriser l’accès à l’eau potable en Afrique subsaharienne, lors du lancement officiel du Programme berceau vert (PROBEV) 2025-2050, jeudi 29 octobre 2026, à Abidjan.
Coorganisée par Afrijapan-Africasia International Cooperation et la mairie de Saint-Martin-de-la-Lieue, en France, cette initiative, présentée à l’occasion de la 6e édition du Panel interprofessionnel des organisations internationales, des agences de coopération et des chambres consulaires, vise à fédérer les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les chercheurs, les entreprises et les partenaires internationaux autour des défis environnementaux du continent.
Il permettra notamment de restaurer 90% de la flore médicinale rare en voie d’extinction en Afrique subsaharienne, avec pour impacts une autonomie médicale, la création d’emplois locaux et la transmission d’un capital génétique intact aux générations futures pour la pharmacie de demain.
Pour Ferdinand Bléka, l’Afrique subsaharienne se trouve à la croisée des chemins face aux crises écologiques et sanitaires, dont les conséquences menacent les ressources naturelles et les générations futures.
« L’Afrique possède de grandes têtes pensantes. Notre continent regorge de génies créateurs et de visionnaires », a-t-il affirmé, estimant que le savoir, la recherche et le développement concret doivent être au cœur des stratégies de transformation du continent.
Le promoteur a mis en avant la dimension scientifique et multilatérale du programme, évoquant notamment les technologies de l’Université de Tavagawa, au Japon, pour la multiplication et la préservation des essences thérapeutiques rares, les travaux d’universités de Tbilissi, en Géorgie, sur la modélisation des forêts par intelligence artificielle, ainsi que les applications de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans le diagnostic des sols.
Alertant sur la destruction des forêts tropicales et la disparition de la biodiversité, M. Bléka a rappelé que les ressources végétales constituent « notre première ligne de défense sanitaire, une pharmacie naturelle unique au monde ». Il a également préconisé le recours à des technologies écologiques pour traiter les eaux usées, purifier les sources locales et sécuriser l’irrigation agricole, face au tarissement des cours d’eau et à la contamination des nappes phréatiques.
Il a plaidé pour des financements conséquents et des engagements durables, au-delà des déclarations d’intention, annonçant des projets modèles envisagés dans la région de Man et dans le bassin du Bandama, en Côte d’Ivoire.

Intervenant au nom du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, le professeur Kouadio Georges a salué cette initiative et réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner les actions de préservation des ressources naturelles. Il a notamment évoqué les efforts gouvernementaux contre la pollution des eaux liée à l’orpaillage illégal.
« La question de l’environnement est une question transversale », a-t-il souligné, appelant à une action concertée des pouvoirs publics, des collectivités et des communautés.
La rencontre a également enregistré la participation du Dr Daogo Sostène Zombré, représentant du représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Côte d’Ivoire, et du professeur Ndindin Claude, représentant le ministère de la Santé.
Le maire de Saint-Martin-de-la-Lieue, Patrice Kaleta, coorganisateur du programme, a exprimé son engagement en faveur de cette coopération, qu’il juge fondamentale pour l’avenir de l’Afrique et de l’humanité. Il a notamment partagé des expériences scientifiques en matière d’amélioration génétique animale, d’adaptation des élevages aux climats tropicaux et de gestion de l’eau.
Les échanges ont mis en lumière le projet pilote présenté à Fakhobiki en août 2025, consacré à la restauration d’une forêt classée dégradée et à la sauvegarde d’espèces végétales médicinales menacées, avec l’appui de partenaires scientifiques et institutionnels.
(AIP)
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