Bouaké, 13 août 2025 (AIP)- Des experts des sociétés cotonnières, notamment, Ivoire Coton, la Compagnie ivoirienne du coton (COIC), la Compagnie ivoirienne de développement des textiles (CIDT), la Société d’exploitation cotonnière Olam (SECO), la faîtière des producteurs de coton Intercoton, le Centre national de recherche agronomique (CNRA) et le Fonds interprofessionnel pour le financement et le conseil agricole (FIRCA) ont participé mardi 12 août 2025 à Bouaké, à un atelier sur l’adaptation de l’échelle de lutte intégrée contre les ravageurs (IPM) en culture cotonnière en Côte d’Ivoire, à l’initiative de l’organisation internationale Better Cotton.
Cet atelier visait à adapter l’échelle IPM développée par PAN UK au contexte local de la production cotonnière. Les participants ont identifié les pratiques de gestion intégrée des ravageurs mises en œuvre en Côte d’Ivoire, les ont classées selon l’échelle IPM et ont déterminé celles qui sont réalisables dans le pays.
Selon Kwadjo Koffi Eric, enseignant-chercheur à l’université Nangui Abrogoua et consultant sur le projet, cette adaptation doit permettre d’évaluer les progrès réalisés en matière de lutte intégrée, en retenant les méthodes applicables localement et en écartant celles jugées inadaptées. Il a précisé que la lutte intégrée consiste à combiner plusieurs méthodes, y compris non chimiques, pour contrôler les ravageurs.
Pour Yao Landry, coordonnateur du programme Better Cotton, l’atelier porte sur l’IPM Ladder, outil visant à classifier et évaluer les pratiques de gestion intégrée. Better Cotton, qui regroupe environ 2,4 millions de producteurs dans le monde, souhaite l’adapter pour faire face aux problèmes rencontrés par la filière, notamment, l’attaque des jassides ayant affecté les rendements en 2021-2022.
L’IPM Ladder, développé par PAN UK, recense les pratiques de lutte contre les ravageurs, les classe et évalue leur faisabilité locale. Il peut servir d’outil d’évaluation, de formation et de collecte de données sur le terrain. L’IPM de Better Cotton repose sur cinq principes suivants, à savoir cultiver une culture saine, prévenir l’accumulation de ravageurs, préserver les organismes utiles, observer régulièrement les cultures et gérer la résistance aux pesticides.
L’approche vise à réduire l’usage de pesticides, notamment, ceux jugés hautement dangereux, à promouvoir des pratiques agricoles durables et à améliorer la résilience des cultures face aux ravageurs et aux maladies.
(AIP)
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