Abidjan, 02 nov 2026 (AIP) – La directrice exécutive adjointe (DEA) du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA), Traoré Assita, a plaidé, vendredi 30 octobre 2026 à Agboville, pour un accès plus équitable des femmes rurales et agricultrices à la terre, au financement, aux équipements, aux technologies et aux marchés, en vue de renforcer leur autonomisation économique et leur contribution à la souveraineté alimentaire.
S’exprimant à l’occasion du lancement de la célébration conjointe de l’Année internationale des agricultrices 2026 et de la Journée internationale de la femme rurale au nom de N’Diaye Oumar, Mme Traoré a souligné que les femmes, présentes à toutes les étapes des chaînes de valeur agricoles, contribuent significativement à la sécurité alimentaire, à l’amélioration des revenus des ménages et au développement des communautés rurales.
Elle a estimé que cette célébration, placée sous le thème « Femmes rurales et agricultrices en Côte d’Ivoire : forces motrices des territoires durables et de la souveraineté alimentaire », doit permettre de consolider les engagements et les actions en faveur de leur autonomisation, de leur participation aux instances de décision et de leur accès aux ressources productives.

La DEA a salué l’engagement d’INADES-Formation Côte d’Ivoire, de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), du réseau G100 Agriculture Côte d’Ivoire et des autres partenaires mobilisés pour cette initiative.
Le représentant résident de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Joseph Nyemah, a indiqué que les femmes assurent près de 60 à 70% de la production vivrière en Côte d’Ivoire et interviennent dans divers secteurs, notamment la production, la transformation, la commercialisation et l’entrepreneuriat agricole.
Il a relevé que leur contribution demeure entravée par des difficultés d’accès sécurisé à la terre, au financement, aux équipements et aux technologies adaptées, ainsi qu’aux marchés et à la formation, auxquelles s’ajoutent les effets du changement climatique et la lourdeur de leur charge de travail.
M. Nyemah a identifié comme priorités la sécurisation de l’accès des femmes à la terre, la facilitation de leur accès au financement, notamment vert, et le renforcement des capacités technologiques et organisationnelles de leurs coopératives.

Il a réaffirmé l’engagement de la FAO en faveur de l’égalité de genre et de l’autonomisation économique des femmes rurales, notamment à travers le projet PROMIRE, qui accompagne la transition vers une production de cacao sans déforestation, ainsi que des initiatives de promotion de pratiques agroforestières durables et génératrices de revenus.
Quant au représentant d’INADES-Formation Côte d’Ivoire, il a souligné que les femmes représentent entre 40 et 60% de la main-d’œuvre agricole du pays et assurent plus de 70% de la production vivrière.
Il a relevé les défis structurels auxquels elles sont confrontées, avant de réaffirmer l’engagement de l’institution en faveur du renforcement de leurs capacités techniques, de la sensibilisation à la santé communautaire et de la structuration des organisations professionnelles agricoles.

Pour sa part, la représentante du G100 Agriculture Côte d’Ivoire, Alimata Coulibaly, a rendu hommage au courage, à la persévérance et à la capacité d’innovation des agricultrices, qui continuent de produire, de transformer, d’entreprendre et de transmettre leurs savoir-faire malgré les difficultés.
Elle a appelé à poursuivre les efforts collectifs afin de garantir aux femmes rurales l’accès aux ressources productives, à des formations adaptées et aux espaces de décision concernant leur avenir et celui de leurs communautés.
Le préfet de région de l’Agnéby-Tiassa, préfet du département d’Agboville, Sihindou Coulibaly, a plaidé pour une intégration véritable des femmes dans les politiques de sécurité et de souveraineté alimentaires, réaffirmant l’accompagnement de l’État ivoirien en faveur de cette catégorie d’actrices du développement rural.
Cette célébration, initiée par INADES-Formation Côte d’Ivoire en partenariat avec la FAO et le FIRCA, avec la collaboration de l’ANADER et du G100 Agriculture, constitue la première étape d’un programme qui se poursuivra à Adiaké, du 12 au 14 novembre.
(AIP)
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