Bondoukou, 23 juil 2025 (AIP) – Un atelier national de renforcement des capacités des agents des douanes et des contrôleurs du ministère du Commerce et de l’Industrie sur l’identification et le contrôle des substances qui appauvrissent la couche d’ozone se tient, du mardi 22 au mercredi 23 juillet 2025 à la préfecture de Bondoukou, à l’initiative du Bureau national ozone (BNO), en partenariat avec ONU-Environnement.
L’objectif de cet atelier est de former les agents intervenant aux frontières et dans les circuits commerciaux à identifier et intercepter des substances réglementées telles que les Hydrochlorofluorocarbones (HCFC), dont l’usage et l’importation sont strictement encadrés par le Protocole de Montréal, ratifié par la Côte d’Ivoire depuis 1992.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le préfet de la région de Bondoukou, Gbongbo Kouadio André, a salué cette initiative visant à armer les acteurs de première ligne face à la menace environnementale.
« Cette bataille, au vu des effets néfastes de ces produits sur la couche d’ozone, est une lutte pour la vie. Chaque contrôle effectué résonne comme un acte de préservation planétaire. Votre mission est grande. Chaque saisie contribue à la guérison de notre atmosphère. L’avenir de notre planète dépend de votre détermination », a-t-il déclaré.
La coordonnatrice nationale par intérim du projet ozone, Kouassi Odile, a rappelé que la couche d’ozone, barrière protectrice essentielle pour l’humanité, a été gravement endommagée depuis les années 1970 par des pratiques et produits chimiques nocifs, souvent liés au confort thermique.
Mme Kouassi a précisé que la Convention de Vienne et le Protocole de Montréal visent à éliminer progressivement ces substances, en les remplaçant par des alternatives moins dangereuses. Elle a insisté sur le cas du Fréon 22, un réfrigérant appartenant à la famille des HCFC, largement utilisé dans les climatiseurs et les centrales frigorifiques.
« Sa suppression progressive doit atteindre 67 %, ce qui en fait une priorité dans le processus de retrait du marché », a-t-il dit.

Elle a également souligné l’importance de « former et d’informer les agents aux frontières et sur les marchés afin qu’ils puissent identifier et retirer ces produits nocifs de la circulation ».
Pendant deux jours, une trentaine d’agents des douanes et de contrôleurs du ministère du Commerce vous suivre des modules sur la réglementation nationale et internationale, l’identification des substances (HCFC, HFC, hydrocarbures, etc.), les procédures de dédouanement, et l’utilisation d’équipements spécialisés. Des travaux pratiques, un film de sensibilisation et une remise de certificats seront présentés.
Cette activité s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan de Gestion et d’Élimination des HCFC (PGEH), piloté par le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique.
(AIP)
nmfa/fmo

