Korhogo, 11 août 2026 (AIP) -Le Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité (CCAK) a organisé, mardi 11 août 2026 à Korhogo, un atelier d’information et d’échange avec les autorités administratives, coutumières et les forces de défense et de sécurité sur le Projet d’identification des exploitants et exploitations d’anacarde (PIEEA).
Cette rencontre vise à mobiliser les autorités locales autour de cette opération destinée à établir une base de données fiable des producteurs et des exploitations d’anacarde, afin de mieux orienter les interventions dans la filière.
Selon le directeur général adjoint du CCAK, Konaté Issa, l’identification permettra notamment de connaître le nombre de producteurs, de géolocaliser leurs exploitations, d’en mesurer les superficies et d’estimer la densité des plants.
« Si nous savons combien de producteurs il y a et la superficie de leurs exploitations, nous pourrons clairement calibrer nos opérations de développement envers ces producteurs », a-t-il expliqué, appelant les autorités à relayer l’information auprès des populations.
Le projet doit également favoriser la délivrance de cartes professionnelles aux exploitants et améliorer leur accès aux services, notamment au financement, aux assurances et aux marchés, tout en renforçant la traçabilité de la production.
Le président du conseil d’administration du CCAK, Ehui Kouassi Jérôme, a souligné l’importance de disposer de données fiables pour mieux organiser la filière et accompagner les producteurs.
Dans le Poro, l’opération, gratuite pour les producteurs, a débuté le 8 juin et s’achèvera le 8 septembre 2026. Elle concerne les exploitants disposant d’au moins 0,5 hectare d’anacarde.
Le préfet de la région du Poro, Karim Diarrassouba, a assuré de la disponibilité du corps préfectoral à accompagner la mise en œuvre du projet.
Le PIEEA sera déployé en deux phases en 2026 et 2027 dans des zones de production d’anacarde, dont le Poro, le Tchologo, le Hambol et le Béré.
(AIP)
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