Abidjan, 01 nov 2026 (AIP)- Les organisations syndicales signataires des trêves sociales de 2017-2022 et de 2022-2027 ont engagé, vendredi 30 octobre 2026, à Grand-Bassam, un processus de réflexion et de concertation en vue de préparer les prochaines négociations avec le gouvernement, à l’échéance du protocole d’accord actuel.
L’inspecteur général de la Fonction publique, Gah Simplice, représentant la ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto-Lamizana a ouvert cet atelier de réflexion et de concertation qui a réunit des responsables et délégués syndicaux autour du bilan des deux trêves sociales et des perspectives du dialogue social.
M. Gah a salué l’engagement et la maturité républicaine des responsables des organisations syndicales regroupées au sein du G8.
Il a rappelé que la trêve sociale ne vise ni à remettre en cause les revendications légitimes des travailleurs ni à limiter la liberté d’expression syndicale, mais constitue avant tout un cadre de négociation responsable fondé sur la concertation et le respect des engagements.
Il a toutefois relevé la nécessité de renforcer la formation syndicale, estimant que certaines tensions observées dans le paysage social traduisent une insuffisante appropriation des mécanismes du dialogue social par des syndicats de base, parfois enclins à privilégier la confrontation directe.
L’atelier a permis aux participants de mieux maîtriser le contenu du protocole d’accord 2022-2027, d’harmoniser les méthodes de négociation sectorielle et de préparer les propositions qui seront soumises au gouvernement lors des prochaines discussions.
Le porte-parole du G8, Soro Mamadou, secrétaire général de la Centrale syndicale Humanisme, a indiqué que cette rencontre constitue le point de départ d’un exercice inclusif et participatif qui sera progressivement étendu aux organisations syndicales de base, aux régions et aux différentes familles d’emplois de la Fonction publique.
M. Soro a expliqué que les travaux visent à établir un recueil des préoccupations des fonctionnaires et agents de l’État, tout en identifiant les questions transversales et sectorielles devant alimenter les futures négociations.
Selon lui, cette démarche doit également aboutir à un consensus sur les préoccupations prioritaires et à une méthodologie de discussion susceptible de favoriser un accord plus ambitieux que celui conclu en 2022.
Durant trois jours, les participants ont examiné les acquis, les forces et les insuffisances des accords successifs, à recenser les préoccupations des fonctionnaires et agents de l’État et à définir une méthodologie commune pour conduire les futures négociations.
Les échanges ont porté également sur les mécanismes institutionnels de dialogue social, notamment les comités consultatifs, les comités sectoriels et le comité de dialogue social de la Fonction publique.
Par ailleurs, les participants ont été informés du projet de construction de la Maison du Travailleur, présenté comme un cadre susceptible de contribuer à une meilleure prise en charge des préoccupations des travailleurs.
Cette initiative intervient à quelques mois de l’échéance du protocole de trêve sociale 2022-2027 et entend favoriser une préparation concertée des prochaines négociations entre les organisations syndicales et le gouvernement.
(AIP)
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