Dimbokro, 23 juil 2025 (AIP) – Trente-neuf membres des communautés de Djangokro, Bangokro, Booré Ettienkro et Booré Akpokro, dans la sous-préfecture éponyme de Djangokro, ont été sensibilisés sur le phénomène de l’orpaillage illégal lors d’une session organisée, mardi 22 juillet 2025, par l’Organisation non gouvernementale (ONG) Comité universitaire Unesco pour la lutte contre la drogue et autres pandémies (CLUCOD), sous la présidence du sous-préfet Niamkey Koutouan.
« Chers parents, depuis quelques années, l’orpaillage se pratique dans l’illégalité dans votre zone. Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas eu de développement qui découle de cette exploitation illégale. Nous vous appelons donc à vous inscrire dans la légalité (…) pour que cette activité soit rentable pour vous et vos communautés », a exhorté le coordonnateur général du CLUCOD, Tall Lacina.
Il a suggéré, en termes d’alternatives économiques à l’orpaillage illégal, plusieurs activités dont la constitution des exploitants locaux en coopératives pour se conformer à la règlementation en vigueur et l’exercice d’activités génératrices de revenus pour ne pas s’exposer aux risques d’emprisonnement du fait de l’illégalité de l’orpaillage tel que pratiqué aujourd’hui.
Quatre modules étaient au programme de ce renforcement de capacités, entre autres, ‘’impacts environnementaux, socio-économiques et sanitaires de l’orpaillage illégal’’, ‘’alternatives économiques à l’orpaillage illégal pour une solution durable’’ et ‘’le rôle des acteurs dans le développement local : les femmes, les jeunes, les leaders communautaires, les institutions locales et les partenaires’’.
« C’est une bonne sensibilisation pour nous afin de mettre un terme à l’orpaillage illégal qui n’a que trop perturbé la quiétude de nos populations », s’est exprimé le chef de la tribu Sikiaré, Nanan Apindrin III, tout en saluant la nouvelle clause du code minier qui permet de dénoncer les acteurs qui interviennent, à différents niveaux, dans le processus de l’orpaillage illégal.
Cette rencontre a été l’occasion de la mise en place du Comité de veille citoyen (CVC) constitué des relais communautaires qui vont poursuivre la sensibilisation auprès des autres membres des différentes communautés. Pour ce faire, ils ont reçu des boites à images et des documents, avec pour objectif final d’atteindre une cible de 1 200 personnes.
« J’espère que nos populations qui sont les portes d’entrée des orpailleurs illégaux vont prendre conscience de la situation, de telle sorte que nous puissions mener le combat pour bouter hors de notre circonscription ce phénomène qui paupérise leurs vies », a, pour sa part, souhaité le sous-préfet Niamkey Koutouan.
Débutée en mai, la campagne de sensibilisation sur les effets néfastes de l’orpaillage illégal, menée dans le cadre du Projet de renforcement des moyens de subsistance des petits exploitants et des femmes (PREMOPEF), s’est également déroulée dans les départements de Kouassi Kouassikro et de Bocanda, toujours dans la région du N’Zi.
(AIP)
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