Bongouanou, 8 juin 2026 (AIP) – Deux meurtres commis selon un mode opératoire similaire en moins d’une semaine dans la sous-préfecture d’Andé, département de Bongouanou, suscitent une vive émotion au sein des populations et relancent les préoccupations sécuritaires dans plusieurs villages de la localité.
Le premier drame est survenu le 3 juin 2026 à Brou-Akpaoussou, où un jeune orpailleur clandestin a été retrouvé mort dans les broussailles. Selon des sources locales, la victime avait été décapitée et sa tête emportée par le ou les auteurs du crime. Une enquête avait aussitôt été ouverte par les services compétents afin de faire la lumière sur les circonstances de ce meurtre.
Trois jours plus tard, un second homicide présentant des similitudes avec le précédent a été signalé à Yebouessou, village voisin de Brou-Akpaoussou. Une femme revenant de son champ a été mortellement agressée. D’après des témoignages recueillis sur place, elle aurait également été décapitée et sa tête emportée par des individus non encore identifiés au moment des faits.
Selon plusieurs sources concordantes, les investigations engagées par les forces de sécurité après ce second meurtre ont permis l’interpellation d’un suspect dans une localité voisine quelques heures après les faits. Lors des premières auditions, celui-ci aurait reconnu son implication dans ce crime ainsi que dans celui de l’orpailleur tué quelques jours auparavant à Brou-Akpaoussou.
Ces deux crimes successifs ont provoqué une onde de choc dans les villages concernés et au-delà, au sein de la sous-préfecture d’Andé.
Face à l’émotion et à l’inquiétude grandissantes des populations, plusieurs habitants appellent à un renforcement des mesures de sécurité et à l’aboutissement rapide des enquêtes en cours afin de rassurer les communautés.
(AIP)
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