Sassandra, 04 sept 2026 (AIP) – Les parties prenantes à la restauration et à la conservation de la mangrove dans le département de Sassandra ont été informées, mercredi 2 septembre 2026, des résultats de deux études initiées par le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, lors d’un atelier de restitution tenu à la mairie de Sassandra.
La première étude porte sur l’élaboration d’une stratégie nationale de gestion intégrée de la mangrove en Côte d’Ivoire, tandis que la seconde examine la faisabilité de la mise en place d’un fonds revolving destiné à soutenir durablement les actions de restauration de cet écosystème à l’échelle nationale.
Selon le responsable du suivi-évaluation du projet FOLAB, Franck Eloge, ces deux études revêtent une importance particulière pour renforcer la protection de la mangrove.
Il a expliqué que la première étude permet d’identifier les principaux axes stratégiques nécessaires à une meilleure gestion de cet écosystème, avec une implication accrue des communautés riveraines, appelées à devenir des acteurs majeurs de sa restauration et de sa conservation.
La seconde étude propose, quant à elle, la création d’un mécanisme de financement destiné à accompagner les populations engagées dans des activités génératrices de revenus, afin de réduire leur dépendance aux ressources de la mangrove.
Le fonctionnement envisagé pour ce fonds s’apparente à celui d’un microcrédit et pourrait permettre de financer notamment la vente d’attiéké, la pêche ou encore l’élevage. L’objectif est d’offrir aux populations des sources alternatives de revenus, notamment pour répondre à des besoins tels que la scolarisation des enfants, sans recourir à l’exploitation de la mangrove.
L’atelier a également permis aux communautés locales de prendre connaissance des premiers résultats des études et de formuler des observations en vue de leur amélioration.
Les participants ont notamment recommandé de renforcer la sensibilisation des populations venues d’autres localités, accusées de contribuer à la dégradation de la mangrove à travers leurs activités de subsistance. Ils ont également plaidé pour la création d’opportunités d’emploi au profit des jeunes, afin de réduire leur recours aux ressources de cet écosystème.
Quinze villages impliqués dans le projet, dont Niani, Niéga, Latéko et Dagbégo, ont pris part à l’atelier, aux côtés des autorités politiques et administratives, des chefs de services et des acteurs du secteur environnemental.
La rencontre a notamment enregistré la présence du secrétaire général de la préfecture de Sassandra, Kouassi Koffi, du directeur régional de l’Environnement et de la Transition écologique du Gboklê, Yéo Moussa, et du coordonnateur du projet FOLAB, Pédia Patrick.
Lancé en 2020, le projet FOLAB, qui signifie « Approche de durabilité et de mise à l’échelle pour la restauration, la conservation des paysages forestiers et la biodiversité en Côte d’Ivoire », est mis en œuvre par le gouvernement à travers le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, avec l’appui financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), à travers le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Il vise notamment à expérimenter des mécanismes de financement pérennes pour lutter contre la dégradation des forêts et la déforestation, tout en soutenant la gestion durable des aires protégées. Le projet intervient également dans les parcs et réserves, en collaboration avec l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), ainsi que dans les activités liées à la REDD+ à travers son secrétariat permanent en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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