Doropo, 24 oct 2026 (AIP) – Quinze femmes membres des Comités de veille féminine (CVF) de Doropo ont été formées aux mécanismes d’alerte communautaire pour défendre les droits des femmes affectées par le projet minier aurifère dans le département, lors d’un atelier organisé du 20 au 21 octobre 2026 par l’ONG EcoInnovAction, en partenariat avec l’ONG BERACA.
La formation, tenue à la préfecture de Doropo, visait à renforcer les capacités des participantes en matière de collecte et de vérification des informations, ainsi que leur connaissance des mécanismes de plaintes et de recours.
Les travaux ont porté notamment sur la documentation des alertes, le suivi des engagements des parties prenantes, les procédures de recours et les techniques de dialogue et de plaidoyer.
Les participantes seront chargées de recueillir les préoccupations des femmes affectées par le projet minier, notamment sur les questions foncières, environnementales et socioéconomiques, de les examiner collectivement et de suivre les engagements pris par les différentes parties, a indiqué le coordonnateur d’EcoInnovAction, Koffi Maixent.
Elles devront également représenter les femmes rurales dans les cadres de dialogue liés au projet minier.
Les femmes rurales sont confrontées à plusieurs difficultés liées à l’exploitation minière, notamment la perte de terres cultivables et de revenus, la raréfaction des ressources naturelles, les risques de dégradation de l’environnement et de la santé, ainsi que les difficultés d’accès à l’information, aux indemnisations et aux dispositifs de réinstallation, selon une étude évoquée dans le cadre du projet.
Intitulé « Renforcement des comités de veille féminine pour la défense des droits des femmes affectées par le projet minier de Doropo », le projet est financé par Community Resource Exchange (CRE) et Social and Environmental Entrepreneurs (SEE). Il est mis en œuvre par EcoInnovAction et BERACA dans quatre villages du département, à savoir Lagbo, Hèrèwèdouo, Diperdouo et Varalé.
(AIP)
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