Abidjan, 03 nov 2026 (AIP) – Les défaillances des systèmes de climatisation centrale, le recours à des équipements énergivores et les insuffisances d’isolation thermique constituent les principales faiblesses relevées dans les bâtiments publics audités en Côte d’Ivoire, a indiqué le directeur de la maîtrise de l’énergie, Siriki Gnigbognima, lundi 2 novembre 2026 à Cocody.
M. Gnigbognima s’exprimait lors d’un atelier de formation des journalistes sur l’efficacité énergétique, organisé à KOCAM’BIO par la Fondation Akwaba Green Champions et le Réseau des journalistes pour l’accès à l’information publique (REJAIPCI).
« Dans les grands bâtiments, c’est le fait que la climatisation centrale est défectueuse. C’est le premier problème », a-t-il relevé, précisant que ces insuffisances concernent notamment les infrastructures anciennes dont les installations ne répondent plus aux besoins actuels.
Selon lui, la défaillance des systèmes centraux conduit souvent à leur remplacement par des climatiseurs individuels de type split, dont certains modèles se caractérisent par une forte consommation électrique.
Le responsable a souligné l’importance de cette situation, la climatisation représentant entre 65 et 70 % de la consommation d’électricité dans les grands bâtiments.
Il a également déploré l’insuffisance de l’isolation thermique dans la plupart des infrastructures auditées, estimant que l’amélioration de cette composante permettrait de limiter les transferts de chaleur, de réduire les besoins en climatisation et, par conséquent, les dépenses énergétiques.
Concernant l’éclairage, le directeur de la maîtrise de l’énergie a fait état d’une évolution encourageante, marquée par l’adoption progressive de la technologie LED dans les bâtiments examinés. Il a toutefois préconisé une plus grande généralisation des dispositifs automatisés permettant d’éteindre les luminaires dans les espaces inoccupés.
Abordant les audits énergétiques dans le secteur industriel, Siriki Gnigbognima a indiqué que les rapports transmis restent encore peu nombreux. Le dispositif étant opérationnel depuis octobre 2024, les entités assujetties disposent d’un délai de trois ans pour soumettre leurs rapports. Un bilan plus exhaustif de la situation pourrait ainsi être établi à partir de novembre 2027, a-t-il annoncé.
La rénovation énergétique des bâtiments publics constitue un enjeu pour les autorités ivoiriennes, dans la perspective de réduire les dépenses d’électricité de l’administration et d’améliorer la gestion des ressources publiques.
(AIP)
rd/cmas

