Abidjan, 04 nov 2026 (AIP) – La directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Diéné Keita, a exhorté mardi 3 novembre 2026 à Abidjan, les parlementaires africains à mieux intégrer les enjeux démographiques dans les politiques publiques, afin de transformer la croissance de la population en une opportunité de développement pour le continent.
Intervenant lors du pré-dialogue parlementaire sur l’avenir démographique de l’Afrique, organisé au Plateau, Mme Keita a plaidé pour des investissements durables dans le capital humain, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’emploi.
« La plus grande richesse stratégique d’un pays, ce sont ses populations », a-t-elle affirmé, estimant que la croissance démographique ne devrait pas être considérée comme une contrainte, mais comme un potentiel à valoriser.
Elle a souligné que la préparation de l’avenir du continent passe également par la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que par la création d’opportunités économiques permettant aux jeunes et aux femmes de participer pleinement au développement.
Au nom des institutions ivoiriennes, le vice-président du Sénat, N’dohi Yapi Raymond, a rappelé les initiatives engagées en faveur de la santé maternelle et reproductive, de la planification familiale et des droits des femmes.
Il a notamment évoqué la contribution du Sénat à l’adoption de la loi de 2019 relative à la représentation des femmes dans les assemblées élues.
Le représentant de l’Assemblée nationale, Woï Mela Gaston, a, pour sa part, insisté sur la nécessité de prendre davantage en compte les données démographiques dans l’élaboration des budgets et des réformes législatives. Il a appelé à renforcer les actions en faveur de la santé des femmes, de l’éducation, de l’emploi des jeunes et de la protection des personnes vulnérables.
La rencontre a également été marquée par la participation des jeunes, à travers un dialogue consacré à leur contribution à la résilience démographique, à la prospérité et à l’inclusion en Afrique.
Les échanges ont porté notamment sur les défis liés à l’intelligence artificielle, au changement climatique, à l’emploi, à l’éducation et à la santé reproductive. Les participants ont plaidé pour une meilleure implication des nouvelles générations dans les processus de décision et l’élaboration des politiques publiques.
Les recommandations issues de ces travaux devront alimenter le Dialogue de haut niveau sur l’avenir démographique de l’Afrique, prévu du 4 au 6 novembre à Abidjan.
Elles contribueront également aux préparatifs de la 60e session de la Commission des Nations unies sur la population et le développement, annoncée pour avril 2027.
(AIP)
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