Korhogo, 9 oct 2026 (AIP) – Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, a réaffirmé, vendredi 9 octobre 2026, à Korhogo, la volonté du gouvernement à renforcer les capacités d’accueil des universités publiques, d’améliorer les infrastructures et de garantir la qualité des formations.
Au cours des échanges, le ministre a présenté les stratégies engagées pour accroître les capacités d’accueil des établissements, améliorer les conditions d’enseignement et renforcer la qualité des formations.
Il a souligné la nécessité de concilier les contraintes budgétaires de l’État avec les exigences de performance du système d’enseignement supérieur, insistant sur le fait que la recherche d’économies ne devait pas se faire au détriment de la qualité.
Abordant la répartition des étudiants entre les secteurs public et privé, Adama Diawara a rappelé que les universités et grandes écoles privées accueillaient auparavant 55 % des étudiants, contre 45 % dans le public, une situation qui occasionnait des dépenses importantes pour l’État au titre de la prise en charge des frais de formation des étudiants affectés dans les établissements privés.
Selon lui, le coût moyen de formation d’un étudiant dans une université publique est estimé à 1,49 million de FCFA, contre 300 000 FCFA dans une filière tertiaire et 450 000 FCFA dans une filière industrielle du privé.
Ces écarts, a-t-il relevé, doivent toutefois être analysés au regard de la qualité des enseignements dispensés et des moyens mobilisés pour assurer une formation adaptée aux besoins du marché du travail.
Le ministre a également mis en avant les progrès réalisés dans le développement de l’enseignement supérieur depuis 2011, avec le passage de trois à neuf universités publiques et l’essor de l’Université virtuelle.
Il a expliqué que l’ouverture de nouveaux établissements exigeait des investissements conséquents dans les infrastructures pédagogiques, les bureaux des enseignants, le recrutement du personnel et l’amélioration des conditions d’apprentissage.
Il a notamment évoqué les efforts engagés pour renforcer les effectifs d’enseignants et accompagner l’extension du réseau universitaire national.
Dans cette dynamique, Adama Diawara a annoncé la poursuite des investissements, notamment à travers la construction d’une dixième université publique à Odienné, dont l’ouverture est prévue à la prochaine rentrée universitaire.
Cette institution devrait notamment accueillir un institut de sciences vétérinaires et proposer des formations orientées vers l’agro-industrie, en vue de répondre aux besoins en compétences dans ces secteurs.
Adama Diawara a également annoncé la construction prochaine d’une université publique à Adiaké, dans le cadre d’un programme de décentralisation des Universités.
Prenant la parole au nom de la communauté universitaire, la présidente de l’UPGC, Coulibaly Aoua Sougo, a salué l’attention accordée par le ministre à l’évolution de l’établissement, notamment à travers sa visite des chantiers et des infrastructures en cours de réalisation.
Elle a également mis en avant la suppression du tronc commun en médecine, une réforme qui, selon elle, permet de mieux adapter les parcours aux exigences de la formation. Elle a précisé que la première promotion concernée avait achevé son année avec un taux de réussite de 90,5 %.
Mme Coulibaly a, par ailleurs, salué les dispositions visant à confier les enseignements à des enseignants compétents dans leurs domaines respectifs et à répartir les charges horaires selon des critères transparents.
Elle a réaffirmé l’engagement des enseignants, du personnel administratif et des étudiants à contribuer au rayonnement de l’UPGC, tout en appelant à la poursuite des efforts pour améliorer les conditions de travail et d’apprentissage au sein de l’établissement.
(AIP)
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