Yamoussoukro, 19 août 2026 (AIP) – L’Organisation interprofessionnelle de l’anacarde (OIA Anacarde) travaille à l’élaboration d’une politique de genre, de sauvegarde et d’inclusion des jeunes, destinée à renforcer la participation des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables ou en situation de handicap aux activités de la filière, a indiqué la facilitatrice de l’atelier qui se tient à cet effet depuis lundi 17 août 2026 à Yamoussoukro, Abdo Fatih Karim.
Cette démarche intervient à l’issue d’une série de sessions de formation consacrées aux notions de base sur le genre, la sauvegarde et l’inclusion des jeunes, des personnes handicapées ainsi que des personnes vulnérables et marginalisées.
Selon Mme Karim, l’objectif est de doter l’OIA Anacarde d’un cadre permettant de mieux intégrer ces différentes catégories dans sa politique de mise en œuvre et de leur permettre de bénéficier davantage des opportunités offertes par la filière.
« L’anacarde est une richesse que la Côte d’Ivoire a et il est important que tout le monde bénéficie de cette richesse, notamment les femmes, les jeunes, les personnes en situation de handicap et tout le monde dans la communauté », a-t-elle expliqué.
Elle a précisé que le document est élaboré de manière participative, à travers des travaux de groupe réunissant les différentes composantes de l’interprofession. Les participants procèdent notamment à une analyse des forces, faiblesses, menaces et opportunités de la filière en matière d’inclusion.
« Ce n’est pas une politique qui est rédigée dans un bureau et après on vient appliquer. Tous les membres sont là, toutes les différentes sections de l’interprofession sont là », a-t-elle insisté.
Représentante de la coopérative Télé des femmes de Madinani, Konaté Adjara, secrétaire adjointe de cette organisation, a salué une formation qui lui a permis de mieux comprendre la notion de genre et les opportunités offertes par la filière anacarde aux femmes et aux jeunes.
Elle a souligné que l’inclusion doit également prendre en compte les personnes handicapées, les veuves et les orphelins. « Toutes ces personnes doivent avoir une place et des opportunités dans la filière », a-t-elle affirmé.
Pour Séméluna Émilienne, épouse Niaba, présidente de la coopérative Kofanyaz dans la région de la Marahoué, la formation constitue une nécessité pour les acteurs des coopératives. Elle entend, à son retour, sensibiliser la chefferie afin que les jeunes soient davantage associés aux décisions et s’intéressent aux activités de la filière.
La présidente du Réseau d’autonomisation des femmes de la filière anacarde (RAF Anacarde), Clarisse Kofi, a insisté sur la nécessité de lutter contre les stéréotypes sociaux qui peuvent limiter l’accès des femmes à certaines responsabilités. Elle a remercié le PCA de l’OIA Anacarde, Soro Béh, pour son appui à la création et au positionnement du réseau des femmes de la filière.
La formation, conduite par CARE Côte d’Ivoire et organisée par l’OIA Anacarde, vise également à promouvoir l’inclusion des jeunes et des personnes handicapées. Pour Mme Kofi, l’enjeu est de dépasser la seule égalité pour parvenir à l’équité, qui consiste à tenir compte des besoins et des caractéristiques de chaque personne afin de lui donner les moyens appropriés de participer pleinement aux activités.
Les propositions issues des travaux de groupe doivent servir de base à la rédaction du document de politique, qui sera ensuite mis en œuvre par l’interprofession.
(AIP)
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