Abidjan, 22 août 2026 (AIP)- Les autorités centrafricaines ont décidé de fermer temporairement la mine d’or artisanale de Zamboyé, après son effondrement mardi 18 août 2026, qui a fait au moins 49 morts, selon un bilan officiel, alors que des sources locales avancent le chiffre d’une centaine de victimes.
Le ministre des Mines et de la Géologie, Rufin Benam-Beltoungou, s’est rendu mercredi 19 août sur le site de l’accident et a confirmé un premier bilan de 49 morts, comprenant 34 Centrafricains, 13 Camerounais et deux Tchadiens.
Selon les informations rapportées dans le document, plusieurs mineurs restent portés disparus et pourraient être ensevelis sous les décombres, laissant craindre une aggravation du bilan. Sept blessés ont été évacués vers l’hôpital de Baboua, situé à une cinquantaine de kilomètres du site.
L’accès à la mine a été interdit en raison de l’instabilité du terrain. Les opérations de recherche ont également été suspendues, de nouvelles parties de la mine continuant de s’effondrer. Les fortes pluies enregistrées ces derniers jours ont, en outre, provoqué des inondations dans les niveaux inférieurs de l’exploitation.
Des renforts de sécurité ont été déployés dans la zone, notamment des membres du groupe paramilitaire russe Wagner, selon les informations contenues dans le document.
Située près de la frontière avec le Cameroun, au bord de la rivière Kadei, la mine de Zamboyé, surnommée localement « Moscou-RCA », est un site d’exploitation artisanale de l’or. Le ministère des Mines a rappelé les risques liés aux exploitations minières non conventionnelles, particulièrement lorsque les conditions de sécurité ne sont pas suffisamment garanties.
Cette nouvelle catastrophe met en lumière les risques auxquels sont exposés les travailleurs des mines artisanales en Centrafrique. En juin dernier, un autre éboulement avait déjà fait plusieurs dizaines de morts dans la mine d’or de Bé-Mbari, également située à proximité de la frontière camerounaise.
Le porte-parole du Groupe de travail de la société civile, Crescent Beninga, a déploré la répétition de ces accidents et appelé à renforcer les mesures de prévention sur les sites miniers, notamment pendant la saison des pluies.
La République centrafricaine possède d’importants gisements d’or et de minerais, dont une partie est exploitée de manière informelle, voire illégale, dans un contexte de contrôle limité des autorités.
(AIP)
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