Abidjan, 08f nov 2026 (AIP) – La Société africaine de plantations d’hévéas (SAPH) a mis en lumière son savoir-faire industriel, ses capacités de production et ses innovations technologiques dans la filière du caoutchouc naturel, à l’occasion d’une visite de ses installations de Bongo, dans le département d’Alépé, organisée samedi 7 novembre 2026 au profit de professionnels internationaux du secteur.
Cette présentation, initiée par l’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (APROMAC), dans le cadre de son cinquantenaire et des Journées internationales du caoutchouc, a permis de faire découvrir aux participants les différentes composantes de la chaîne de valeur de la SAPH, de la production agricole à la transformation industrielle.
« Nous avons choisi la SAPH parce qu’elle a toujours occupé une place majeure dans le domaine de la production et de la transformation du caoutchouc naturel en Côte d’Ivoire », a expliqué le président de l’APROMAC, Charles-Emmanuel Yacé, mettant en avant les capacités industrielles et les volumes de production de cette entreprise.
Il a souligné que la présence de professionnels et de personnalités venus notamment d’Asie, d’Europe et d’Amérique constituait une opportunité de valoriser les performances de la filière ivoirienne et de renforcer les relations avec les partenaires internationaux.
Pour le président de l’APROMAC, cette immersion dans les installations de la SAPH doit contribuer à mieux faire connaître les capacités de l’industrie ivoirienne du caoutchouc naturel auprès des acteurs internationaux et à favoriser de nouvelles perspectives de collaboration.
Le directeur général de la SAPH, Thierry Serres, a présenté les différentes étapes du processus de production et de transformation, illustrant les investissements et l’expertise technique mobilisés par l’entreprise pour répondre aux exigences du marché international.
Les installations visitées comprennent notamment une plantation d’hévéas, une pépinière, des unités de recherche et développement ainsi que l’usine de transformation de Bongo, dont la capacité de production annuelle dépasse 60 000 tonnes de caoutchouc naturel.

Selon M. Serres, l’unité industrielle produit différentes qualités de caoutchouc répondant aux spécifications des clients internationaux. Son approvisionnement repose aussi bien sur les plantations de la SAPH que sur les exploitations de planteurs privés et villageois, avec un système de traçabilité de la matière première.
Le directeur général a, par ailleurs, mis en avant les investissements de la société dans les énergies renouvelables, à travers l’installation d’une centrale solaire de deux mégawatts sur le site de Bongo. Opérationnelle depuis environ 18 mois, cette infrastructure contribue à l’alimentation électrique de l’usine et constitue une expérience appelée à être progressivement reproduite sur les autres sites industriels de la SAPH.
Créée il y a près de 70 ans, la SAPH compte environ 6 700 employés sur l’ensemble de ses sites. Celui de Bongo emploie quelque 1 200 personnes, dont plus de 300 directement affectées à l’usine de transformation.
La Côte d’Ivoire occupe le deuxième rang mondial et la première place africaine des producteurs de caoutchouc naturel.
(AIP)
Bsp/fmo

