Abidjan, 7 nov 2026 (AIP) – La Fondation Cœur de Grâce, en collaboration avec le Programme national de prévention des maladies métaboliques, a organisé, vendredi 6 novembre 2026, à l’Institut Cœur de Grâce (ICG SA), à Abidjan, un atelier de renforcement des capacités des médecins généralistes et spécialistes sur la prise en charge du diabète de type 2 et la prévention de ses complications cardiovasculaires.
Cette formation, organisée en prélude à la Journée mondiale du diabète, célébrée le 14 novembre, vise à améliorer les pratiques médicales en matière de dépistage, de diagnostic et de suivi des patients diabétiques, avec une attention particulière portée aux risques cardiovasculaires.
Les communications ont notamment porté sur l’ischémie myocardique silencieuse, une complication qui peut affecter les personnes diabétiques sans provoquer les douleurs thoraciques habituellement associées à une atteinte cardiaque.
Le cardiologue interventionnel à l’Institut Cœur de Grâce, le Dr Kouakou Hermann, a annoncé que cette initiative sera suivie de journées de sensibilisation et de dépistage au sein de l’établissement et sur d’autres sites du district d’Abidjan, afin d’encourager les populations à connaître leur statut glycémique et à bénéficier d’un suivi médical régulier.
Il a rappelé que le diabète de type 2 constitue un facteur de risque important de maladies cardiovasculaires, notamment la maladie coronarienne, l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral (AVC), l’insuffisance cardiaque et l’artériopathie des membres inférieurs.
Le spécialiste a toutefois souligné que le diabète n’est pas une fatalité, exhortant les patients à respecter les mesures hygiéno-diététiques, à suivre leur traitement et à contrôler les autres facteurs de risque cardiovasculaire.

Intervenant sur les bienfaits de l’activité physique dans la prise en charge de cette maladie, le spécialiste en biologie, médecine du sport, cardiologie du sport et réadaptation cardiovasculaire, le Dr Kwamé N Da Amani, a indiqué que la pratique régulière d’une activité physique contribue à réguler la glycémie et à prévenir certaines complications.
Il a insisté sur la nécessité d’adapter l’intensité de l’effort à l’état glycémique du patient. Selon lui, une glycémie inférieure à 1 g/l peut exposer à un risque d’hypoglycémie pendant l’exercice, tandis qu’un taux supérieur à 2,50 g/l appelle des précautions particulières, notamment une réhydratation et une surveillance adaptées.
Le spécialiste a également recommandé un contrôle régulier de la glycémie, notamment à jeun et après les repas. Il a enfin relevé l’intérêt des capteurs de glucose, qui permettent de suivre en continu les variations du taux de sucre dans le sang.
(AIP)
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