Abidjan 20 août 2026 (AIP)– Human Rights Watch (HRW) accuse des combattants russes d’Africa Corps d’avoir tué neuf civils, dont quatre mineurs, lors d’une opération menée le 10 juillet à Bombori, dans la région de Mopti, au centre du Mali, selon un rapport publié jeudi 20 août 2026, par l’organisation de défense des droits humains.
D’après HRW, l’opération a également été marquée par des passages à tabac, des pillages et l’incendie de plusieurs maisons dans ce village à majorité peule. Les plus jeunes victimes seraient âgées de six ans.
L’organisation indique que plus d’une centaine de combattants d’Africa Corps étaient présents lors de l’opération, contre seulement trois ou quatre soldats maliens. Ces derniers seraient principalement servis d’interprètes, selon les témoignages recueillis par HRW.
Pour Ilaria Allegrozzi, chercheuse et auteure du rapport, cette configuration soulève des interrogations sur le degré d’autonomie des combattants russes et sur l’identification des responsabilités dans les violences présumées.
L’opération aurait visé à recueillir des informations sur le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al-Qaïda, qui aurait contrôlé Bombori pendant plusieurs années, selon des habitants rassemblés par HRW. Toutefois, aucun combattant du JNIM ne se trouvait dans le village au moment de l’intervention, affirme l’ONG.
HRW estime que ces faits illustrent une situation dans laquelle les populations civiles se retrouvent prises entre les violences des groupes armés jihadistes et celles attribuées aux forces engagées dans la lutte contre ces groupes.
L’organisation appelle à établir les responsabilités liées aux faits rapportés et à garantir que les auteurs de violations des droits humains répondent de leurs actes.
(AIP)
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