Abidjan, 07 oct 2026 (AIP)- Le président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump, a attribué mardi 6 octobre 2026, les manifestations lycéennes qui se déroulent en France à « l’islam » et à « l’immigration », suscitant de vives réactions de responsables politiques français, alors que la mobilisation a rassemblé des centaines de milliers de personnes selon les différents décomptes.
« Ce qui se passe en France n’est rien de moins qu’une migration massive hors de contrôle. Il ne s’agit pas ici d’écoles, mais bien de l’islam qui cherche à prendre le contrôle d’un pays autrefois grand », a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social, sans fournir de sources à l’appui de ses affirmations.
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réagi en estimant que les rivaux, adversaires et partenaires de la France cherchaient à raconter les manifestations « à leur manière ».
« Si nous n’écrivons pas notre propre récit, d’autres l’écriront à notre place », a-t-il déclaré, appelant à ne pas « subir ceux des autres ».
Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a également réagi aux propos de Donald Trump, dénonçant un « récit fantasmé des causes des violences en France ».
La mobilisation lycéenne s’est poursuivie mardi dans plusieurs villes françaises. Le ministère de l’Intérieur a recensé 256.000 manifestants dans toute la France, dont 56.000 à Paris. Le syndicat L’Union étudiante a, de son côté, revendiqué 450.000 manifestants, dont 100.000 dans la capitale.
À Paris, 12 personnes ont été interpellées, principalement pour des jets de projectiles et des menaces envers des personnes dépositaires de l’autorité publique, selon la préfecture de police.
Au total, 488 personnes ont été interpellées en France en marge des mobilisations, selon le ministère de l’Intérieur cité par BFMTV. Quarante-trois membres des forces de l’ordre ont également été blessés.
La vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme, Emmanuelle Jourdan-Chartier, a annoncé son intention de saisir les rapporteurs spéciaux des Nations unies après ce qu’elle qualifie de « répression sans précédent d’enfants ».
Le co-secrétaire général de l’Union syndicale lycéenne, Marius Mesnil, a pour sa part assuré que le mouvement « s’intensifiera » tant que les élèves ne seront pas écoutés.
« Ça ne devrait pas être à nous, lycéens, de bloquer des lycées, d’aller manifester par centaines de milliers dans la rue pour étudier dans des locaux normaux », a-t-il déclaré.
(AIP)
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