Abidjan, 23 juil 2026 (AIP) – L’épisode de canicule qui a frappé la France métropolitaine du 17 juin au 2 juillet 2026 a entraîné une surmortalité provisoire de 5 764 décès, soit le bilan le plus élevé enregistré depuis la vague de chaleur de 2003, selon les données publiées mercredi par Santé publique France.
L’agence sanitaire précise que ces décès « toutes causes confondues » ne peuvent pas, à ce stade, être attribués avec certitude à la chaleur. Plus de la moitié des décès excédentaires ont toutefois été enregistrés entre le 25 et le 27 juin, au plus fort de l’épisode caniculaire.
Santé publique France souligne que cet épisode, qualifié d’« inédit » par sa précocité, son intensité et sa durée, a exposé 98,5 % de la population à des températures exceptionnellement élevées, alors que les activités scolaires et professionnelles étaient toujours en cours.
L’excès de mortalité a concerné toutes les classes d’âge à partir de 15 ans. Les personnes âgées de 75 ans et plus demeurent les plus touchées, avec 3 719 décès excédentaires, soit une hausse de 33,3 % par rapport à la mortalité attendue. Les décès ont augmenté dans tous les lieux de prise en charge, notamment les hôpitaux, les domiciles et les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
L’Île-de-France est la région la plus affectée, avec 1 999 décès, soit une mortalité deux fois supérieure à la normale. À l’inverse, la Corse, l’Occitanie et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ont été relativement moins impactées.
Ce bilan provisoire s’ajoute aux 300 décès excédentaires enregistrés lors d’un premier épisode de chaleur survenu du 24 au 28 mai. Un troisième épisode caniculaire a ensuite touché le pays à la mi-juillet, alimentant les inquiétudes des spécialistes, qui rappellent que la répétition des vagues de chaleur accroît les risques sanitaires, en particulier pour les personnes âgées, les enfants, les personnes souffrant de maladies chroniques et les populations les plus vulnérables.
Alors que les premiers chiffres alimentent le débat politique en France, Santé publique France insiste sur la nécessité d’anticiper davantage les effets du changement climatique. « Ces impacts soulignent l’importance de mettre en place des mesures de gestion et de prévention pour diminuer l’impact de la chaleur sur les populations, sans attendre d’observer des impacts sanitaires », recommande l’organisme dans son rapport.
Le bilan définitif de cet épisode caniculaire est attendu à l’automne.
(AIP)
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