Abidjan, 21 juil 2026 (AIP) – Les Coalitions de l’Afrique francophone pour la Cour pénale internationale (CAF-CPI) ont rappelé que les nombreuses atrocités ayant marqué le XXe siècle et endeuillé la communauté humaine sont à l’origine de la création d’une juridiction pénale internationale chargée de lutter contre l’impunité et de protéger les victimes.
Dans une déclaration rendue publique à l’occasion de la Journée internationale de la Justice pénale internationale, célébrée le 17 juillet, le coordonnateur des CAF-CPI, Ali Ouattara, a indiqué que l’adoption du Statut de Rome, le 17 juillet 1998, constitue une réponse de la communauté internationale aux crimes les plus graves commis contre l’humanité.
« L’histoire contemporaine de l’humanité, notamment celle du XXe siècle, a été jalonnée par de nombreuses atrocités qui ont endeuillé toute la communauté humaine. La création d’une juridiction pénale internationale s’est faite en réaction à ces massacres », souligne la déclaration.
Selon les Coalitions, la mise en place de la Cour pénale internationale (CPI) répond à un triple objectif : sanctionner les auteurs de crimes particulièrement graves, dissuader la commission de nouvelles atrocités et contribuer à une paix durable grâce à une justice intégrant une dimension réparatrice.
Les CAF-CPI estiment que, depuis son entrée en fonction, la CPI a contribué à renforcer la lutte contre l’impunité à travers ses enquêtes, ses poursuites et les procès engagés contre les personnes soupçonnées de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.
Elles considèrent également que les violences qui continuent d’affecter plusieurs pays démontrent la nécessité de préserver une justice pénale internationale indépendante et impartiale.
Les Coalitions ont, par ailleurs, regretté le retrait de plusieurs États du Statut de Rome, notamment le Burundi, les Philippines, le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Elles estiment que ces décisions risquent d’affaiblir la lutte contre l’impunité et de remettre en cause l’un des acquis majeurs de la justice internationale.
Tout en réaffirmant leur soutien à la CPI, elles ont appelé les États parties au Statut de Rome à continuer d’accompagner la Cour afin qu’elle puisse exercer son mandat en toute indépendance, sans ingérence politique.
La déclaration a été signée par les représentants des Coalitions du Burundi, de la Centrafrique, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, du Tchad ainsi que par le Bureau d’études et de réflexions pour le bien-être des communautés (RDC).
(AIP)
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