Abidjan, 23 juil 2026 (AIP) – Le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies dans le territoire palestinien occupé a dénoncé, mercredi 22 juillet 2026, le recours persistant des autorités palestiniennes à des détentions arbitraires, à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements contre des Palestiniens détenus en Cisjordanie pour des motifs liés à la sécurité.
Dans un communiqué, le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) indique que des dizaines de Palestiniens, dont des journalistes, des opposants et des militants politiques, sont toujours privés de liberté de manière arbitraire ou illégale. Selon l’ONU, plusieurs d’entre eux sont détenus en vertu d’une législation pourtant déclarée anticonstitutionnelle par la Cour constitutionnelle suprême palestinienne.
Le Bureau affirme également avoir reçu des informations faisant état du maintien en détention de plusieurs personnes, y compris des enfants, malgré des décisions judiciaires ordonnant leur libération.
Les témoignages recueillis auprès de détenus évoquent des pratiques pouvant être assimilées à des actes de torture ou à des traitements cruels, inhumains ou dégradants. Les victimes font notamment état de positions de stress prolongées, de violents passages à tabac, de coups de fouet et de longues périodes d’isolement.
Selon le HCDH, plusieurs détenus ont également décrit la pratique du « shabeh », consistant à attacher les mains derrière le dos avant de suspendre la personne par les poignets, parfois durant plusieurs jours.
L’ONU reconnaît que les autorités palestiniennes ont engagé ces dernières années des réformes juridiques et renforcé leur coopération avec les mécanismes internationaux de protection des droits humains, notamment le Comité contre la torture. Toutefois, elle estime que ces avancées restent insuffisantes pour garantir pleinement les droits et la dignité des personnes privées de liberté.
Le Bureau des droits de l’homme appelle les autorités palestiniennes à mettre « immédiatement fin à la torture, aux mauvais traitements et aux détentions arbitraires », à mener des enquêtes indépendantes sur toutes les allégations d’abus et à traduire les responsables en justice.
L’ONU exhorte également le gouvernement de l’État de Palestine à mettre en place un mécanisme national de prévention chargé d’inspecter régulièrement les lieux de détention, conformément à ses obligations internationales en matière de droits de l’homme.
(AIP)
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