Abidjan, 13 fév 2026 (AIP)- Le gouvernement malgache a décrété, dans la nuit du jeudi 12 février 2026, l’état de sinistre national à la suite du passage dévastateur du cyclone Gezani, dont le bilan provisoire fait état d’au moins 38 morts et de plus de 260 000 sinistrés à travers le pays.
Selon plusieurs médias internationaux, la ville portuaire de Toamasina, principal hub économique de l’Est de l’île, figure parmi les zones les plus durement touchées. Le grand port de l’Est serait détruit à près de 75 %, laissant derrière lui un paysage de désolation. Les organisations humanitaires tentent d’y coordonner les opérations de secours dans un contexte logistique particulièrement tendu.
Sur place, la situation demeure critique. « Il n’y a plus de courant dans la ville, il n’y a plus de centre de santé. Le plus grand besoin de la population, c’est surtout d’avoir un toit », explique le coordinateur général de à Madagascar, Frédéric Garcia. L’ONG est parvenue à acheminer un camion de médicaments au cours de la journée, avec l’appui aérien des Nations Unies pour le transport de matériel médical et humanitaire.
Au-delà de l’urgence immédiate, les acteurs de terrain redoutent une crise durable. Le directeur de l’ONG, Philippe Alard, alerte sur un risque de dégradation sécuritaire à moyen terme.
« L’économie locale est à plat. Des milliers de personnes ont perdu leurs revenus. C’est cette fragilisation progressive qui nous inquiète », souligne-t-il.
La situation est d’autant plus préoccupante que les programmes sont suspendus depuis août 2025, réduisant les capacités d’intervention internationale.
Pour le président de la transition, le Colonel Michaël Randrianirina, l’appel à la solidarité internationale est désormais vital. L’aide extérieure, affirme-t-il, n’est plus une option mais une question de survie nationale.
(AIP)
leg/sn/fmo

