Abidjan, 19 août 2025 (AIP) – Les Nations Unies ont condamné le mardi 19 août 2025, les attaques menées par les Forces démocratiques alliées (ADF) entre le 9 et le 16 août dans plusieurs localités des territoires de Beni et de Lubero, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), ayant causé la mort d’au moins 52 civils.
« Nous condamnons fermement les attaques menées par les Forces démocratiques alliées dans le Nord-Kivu », a déclaré à New York, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, rappelant l’appel du Secrétaire général aux groupes armés étrangers « à déposer les armes sans condition et à retourner dans leurs pays d’origine ».
Selon la Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO), les violences ont fait 52 morts, dont huit femmes et deux enfants, un bilan qui pourrait s’alourdir. Les assaillants ont également commis des enlèvements, des pillages, des incendies de maisons, de véhicules et de motos, aggravant la précarité des populations locales.
La cheffe de la MONUSCO et Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC, Bintou Keita, a qualifié ces attaques de « graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme », tout en présentant ses condoléances aux familles et communautés endeuillées.
Face à cette nouvelle vague de violence, la MONUSCO a annoncé un renforcement de son appui aux autorités congolaises. Les 13 et 14 août, lors d’attaques à Mayi-Moya, elle a assuré la protection de 206 civils réfugiés dans sa base militaire, dont 70 femmes et 93 enfants, et mené des patrouilles conjointes avec les Forces armées de RDC (FARDC).
Par ailleurs, la mission de l’ONU a intensifié ses patrouilles à Oicha et dans l’axe Mavivi–Eringeti au Nord-Kivu, ainsi qu’en Ituri, où des troupes supplémentaires ont été déployées à Komanda et Ofaye.
La MONUSCO appelle les autorités congolaises à diligenter des enquêtes pour identifier et traduire en justice les responsables de ces massacres contre la population civile.
(AIP)
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