Korhogo, 19 août 2026 (AIP) – Le Conseil coton, anacarde et karité a organisé, mercredi 19 août 2026 à Korhogo, une campagne d’information et de sensibilisation des acteurs de la filière karité sur les bonnes pratiques de récolte, de post-récolte, de conservation et de commercialisation des amandes de karité.
La rencontre a réuni notamment des collectrices, des sociétés coopératives, des unités de transformation, des acheteurs et des exportateurs, avec pour objectif de renforcer leurs connaissances et de promouvoir des pratiques permettant de préserver la qualité des amandes tout au long de la chaîne de valeur.
Représentant le directeur général du Conseil coton, anacarde et karité, le chef du service de la commercialisation intérieure de la filière coton, anacarde et karité, Zoro Bi Jean-Christophe, a expliqué que cette initiative s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de faire du karité une filière durable, mieux organisée et respectueuse de la réglementation.
« Depuis l’année passée, nous avons constaté un problème de qualité des produits de karité commercialisés. Nous nous sommes dit qu’il ne fallait pas rester les bras croisés. C’est pourquoi nous avons engagé cette campagne de sensibilisation », a-t-il déclaré.
Il a particulièrement appelé les acheteurs au respect de la réglementation en vigueur, les invitant à s’abstenir de toute exploitation illicite des produits de karité.
« Nous allons sensibiliser les acteurs, surtout les acheteurs, à ne pas exploiter de façon illicite les produits de karité », a-t-il insisté, rappelant que les droits liés à cette activité reviennent légalement à l’État.
M. Zoro Bi a également indiqué que les contrevenants s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension de leur agrément pour une durée de cinq ans. Les produits saisis, ainsi que les véhicules utilisés dans le cadre de l’exploitation illicite, peuvent également faire l’objet de confiscation, a-t-il précisé.
Les communications techniques ont été animées par le technicien spécialisé en cultures pérennes à l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), Koné Djakaridja. Elles ont porté sur les techniques de récolte, de séchage, de conservation et de stockage des amandes de karité.
Le formateur a insisté sur la nécessité de respecter les bonnes pratiques post-récolte, notamment les conditions de stockage, afin de prévenir les contaminations susceptibles d’altérer la qualité des amandes.
Il a recommandé aux acteurs d’éviter d’entreposer directement les sacs d’amandes sur le sol et de les disposer plutôt sur des palettes, afin de réduire les risques liés à l’humidité et aux conditions de stockage.
Selon lui, la mauvaise qualité des amandes peut avoir des conséquences sur le produit fini, notamment sur la qualité du beurre de karité obtenu après transformation. Il a ainsi exhorté les collectrices et les autres acteurs à adopter les pratiques appropriées à chaque étape de la chaîne de valeur.
Le préfet de région, préfet du département de Korhogo, Karim Diarrassouba, a salué l’initiative du Conseil coton, anacarde et karité et invité les acteurs de la filière à mettre effectivement en œuvre les recommandations issues de cette campagne de sensibilisation.
Pour la campagne 2026-2027, le prix du karité est fixé à 250 FCFA le kilogramme pour les amandes bien séchées et bien triées. Les prix planchers sont établis à 275 FCFA/kg au magasin intérieur acheteur et à 305 FCFA/kg au magasin usine.
(AIP)
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