Abengourou, 30 sept 2026 (AIP) – Une délégation de la coopération technique allemande GIZ a évalué, lundi 28 septembre 2026, à Abengourou, les actions de conservation de la réserve naturelle de Bossématié, ainsi que les défis liés à la gestion durable de cet espace de 21 960 ha.
La délégation de la GIZ comprenait notamment la directrice Afrique, son directeur Afrique de l’Ouest, la directrice résidente en Côte d’Ivoire et les responsables des différentes composantes du projet « Gouvernance et gestion durable des ressources naturelles ».
Située dans la région de l’Indénié-Djuablin, à cheval sur les sous-préfectures d’Abengourou et de Zaranou, la réserve de Bossématié est essentiellement constituée de forêt dense semi-décidue du Domaine guinéen. Elle abrite notamment l’une des dernières populations viables d’éléphants de forêt du sud-est de la Côte d’Ivoire.
Le directeur technique de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), le colonel Koutoua Benoît Amon, représentant le directeur général, a salué la collaboration de plus de 30 ans entre les deux institutions dans la protection et la conservation de la réserve.
« La réserve de Bossématié se porte très bien. Nous avons pu contenir les infiltrations et nous travaillons aujourd’hui à réduire de façon considérable les parcelles agricoles qui se trouvent dans cette réserve », a-t-il déclaré.
Le responsable de l’OIPR a cité parmi les priorités la lutte contre le braconnage, la préservation de la faune et le développement d’activités génératrices de revenus au profit des communautés riveraines.

Il a appelé à renforcer les initiatives en faveur de l’écotourisme, en s’appuyant notamment sur la richesse faunique de la réserve.
La directrice résidente de la GIZ en Côte d’Ivoire, Kirsten Hegener, s’est félicitée des résultats observés, mettant en avant la continuité de la coopération avec l’OIPR comme un facteur important dans la consolidation des acquis.
« Ce n’est pas en un an qu’on peut vraiment obtenir des résultats. Je pense vraiment que c’est la continuité qui porte beaucoup de fruits », a-t-elle relevé, saluant également l’élaboration d’un plan d’aménagement de la réserve.
La mission s’est poursuivie mardi par une rencontre avec des acteurs du secteur privé, consacrée à leur implication dans la gestion et la conservation de la réserve. Les échanges ont porté notamment sur les possibilités de partenariat, les besoins prioritaires et l’accompagnement des activités génératrices de revenus vertes développées au profit des communautés riveraines.
La série d’activités s’achève mercredi 30 septembre par une séance de travail avec les partenaires techniques et financiers intervenant autour de la réserve, avec l’appui financier de l’IDH. Les discussions portent notamment sur la création du corridor écologique Béki-Bossématié-Diambarakro-Bia, la gestion de la zone de conservation transfrontalière Bia-Bossématié et l’organisation d’un voyage d’échanges d’expériences de l’OIPR au Ghana.
(AIP)
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