Abidjan, 14 août 2026 (AIP) – Une rupture amoureuse mal vécue a conduit un jeune homme, identifié sous les initiales O. N.J., devant le parquet pour des faits présumés d’enregistrement illégal et de publication de données à caractère sexuel par le biais d’un système d’information, a rapporté vendredi 14 août 2026 la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC).
Selon la PLCC, l’affaire a débuté par une rencontre sur les réseaux sociaux entre O. N.J. et K.A.E., une jeune femme avec laquelle il a progressivement noué une relation amoureuse après plusieurs échanges sur WhatsApp.
Après leur rencontre dans la vie réelle, les deux partenaires ont partagé des moments d’intimité dont O. N.J. aurait enregistré certains à l’insu de la jeune femme.
La relation s’est ensuite dégradée au fil des mois, avant de prendre fin. O. N.J. aurait toutefois continué à surveiller son ancienne compagne et aurait difficilement accepté la rupture.
La situation a pris une nouvelle tournure lorsque K.A.E. a été informée par des collègues qu’une vidéo intime la concernant circulait dans leur groupe WhatsApp professionnel. Affirmant n’avoir jamais autorisé la diffusion de ces images, elle a saisi la PLCC d’une plainte.
Une enquête a alors été ouverte. Les investigations menées par les enquêteurs ont conduit à l’interpellation de O. N.J., qui aurait reconnu être à l’origine de la diffusion des contenus.
Lors de son audition, il aurait expliqué avoir agi sous l’effet de la jalousie après avoir appris que son ancienne compagne entretenait une relation avec l’un de ses collègues. Il aurait notamment reconnu avoir piraté le compte WhatsApp de la victime afin d’y publier les vidéos intimes dans son groupe professionnel et les avoir également transmises au directeur de celle-ci.
Le mis en cause a exprimé des regrets et présenté ses excuses à la victime, reconnaissant avoir agi sous l’emprise de la colère et du ressentiment liés à la rupture.
Présenté devant le parquet, O. N.J. est poursuivi pour des faits d’enregistrement illégal et de publication de données à caractère sexuel par le biais d’un système d’information, en violation des dispositions de la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.
À travers cette affaire, la PLCC rappelle qu’une rupture, aussi douloureuse soit-elle, ne saurait justifier l’atteinte à la vie privée ou la diffusion de contenus intimes sans le consentement de la personne concernée. Elle invite les utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de prudence et de responsabilité dans leurs interactions numériques, les actes commis en ligne pouvant entraîner des conséquences judiciaires.
(AIP)
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