Abidjan, 22 juil 2026 (AIP) – Le directeur général de l’Office de la sécurité routière (OSER), Étienne Kouakou, a annoncé, mercredi 22 juillet 2026, la mise en place prochaine d’une plateforme électronique de suivi des compagnies de transport, destinée à renforcer le contrôle du transport interurbain et à prévenir de nouveaux drames, à la suite de l’accident survenu à Touba.
Présentant les premiers résultats de l’enquête administrative menée après ce drame qui a causé 39 morts et 45 blessés le lundi 13 juillet 2026, M. Kouakou a indiqué que cette plateforme permettra l’enregistrement des véhicules de transport, le contrôle en temps réel de la validité des assurances et des visites techniques, ainsi que la tenue d’un registre numérique des passagers avant chaque départ.
Selon lui, cet outil s’inscrit dans un ensemble de réformes visant à renforcer la sécurité routière et à améliorer la gouvernance du secteur des transports.
Parmi les autres mesures annoncées figurent le lancement d’un programme national de formation théorique et pratique des chauffeurs de transport en commun dans toutes les régions du pays, l’intensification de la formation des gestionnaires d’entreprises de transport, ainsi que le renforcement des contrôles en collaboration avec les compagnies d’assurance afin d’exiger la présentation d’une visite technique valide avant toute souscription ou tout renouvellement d’un contrat d’assurance.
Le directeur général de l’OSER a également annoncé l’ouverture de discussions avec le ministère en charge de l’Emploi en vue de l’élaboration d’une convention collective interprofessionnelle des chauffeurs de transport interurbain. Il a, en outre, fait savoir que le rôle des Comités locaux de sécurité routière sera renforcé afin de mieux identifier et traiter les points critiques sur les axes routiers à risque, notamment ceux comportant des ouvrages d’art à proximité de plans d’eau.
Dans le même élan, il a précisé que le permis de conduire de catégorie B deviendra désormais un préalable obligatoire avant l’accès aux autres catégories de permis, dans le but de garantir une meilleure maîtrise de la conduite par les chauffeurs professionnels.
Évoquant les premières conclusions de l’enquête, Étienne Kouakou a expliqué que le car impliqué, immatriculé 37408 WW CI 01 et exploité par la compagnie Diarra Transport, circulait en provenance d’Odienné lorsqu’il a subi l’éclatement du pneu avant droit, à environ 80 mètres du fleuve Bafing. Selon les premiers résultats de l’enquête, le car a quitté la chaussée après l’éclatement de son pneu avant de tomber dans le fleuve.
Trois principales hypothèses sont avancées : la surcharge en passagers et en bagages, la non-conformité et l’usure des pneumatiques, ainsi qu’un défaut de maîtrise du véhicule par le conducteur. L’enquête a également mis en évidence plusieurs manquements administratifs, notamment l’absence de documents réglementaires et l’utilisation de plaques d’immatriculation provisoires non conformes.
(AIP)
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