Yamoussoukro, 03 juin 2026 (AIP) – L’atelier national d’évaluation à mi-parcours du Programme de renforcement du système éducatif de base (PRSEB) s’est ouvert mardi 2 juin 2026 à Yamoussoukro en vue de dresser le bilan de sa mise en œuvre, d’identifier les insuffisances et de formuler des recommandations pour améliorer les résultats du programme.
Cette rencontre réunit les acteurs du système éducatif, les partenaires techniques et financiers ainsi que les parties prenantes concernées autour d’un examen approfondi des performances du programme après 35 mois d’exécution sur les 60 prévus.
Représentant le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, Kouakou N’goran, a indiqué que cet atelier constitue « un moment de vérité » permettant de porter « un regard lucide sur ce qui a été fait » afin d’apprécier l’impact réel des interventions sur les écoles, les enseignants et surtout les apprentissages des élèves.
Le PRSEB, mis en œuvre dans le cadre du Plan sectoriel Éducation-Formation (PSE) 2016-2025 avec l’appui de la Banque mondiale, du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) et d’autres partenaires, bénéficie de financements initiaux et additionnels dépassant 465 millions de dollars américains. Il vise à améliorer l’accès équitable à l’éducation, la qualité des apprentissages, la santé scolaire et la gouvernance du système éducatif.
Selon les organisateurs, l’évaluation à mi-parcours est rendue nécessaire par plusieurs défis, notamment les retards observés dans le démarrage de certaines activités, les ajustements consécutifs à l’obtention de financements additionnels, les écarts enregistrés dans l’atteinte de certains indicateurs ainsi que les interrogations sur l’efficacité de certaines interventions pédagogiques.
L’atelier a pour objectif principal d’évaluer de manière participative les progrès accomplis, d’analyser la pertinence et l’efficacité des actions menées et de proposer des ajustements pour la phase restante du programme. Les travaux devront également permettre d’identifier les facteurs de réussite, les contraintes, les risques et les opportunités afin d’améliorer l’impact global du programme.
Kouakou N’goran a rappelé que le PRSEB a été conçu pour répondre au défi de la qualité des apprentissages fondamentaux à travers l’amélioration des conditions d’apprentissage, la fourniture de matériels pédagogiques, la formation des enseignants, le renforcement de l’encadrement pédagogique ainsi que la promotion du genre et de l’inclusion.
Il a salué les acquis enregistrés, notamment l’amélioration de l’accès au CP1, la distribution de manuels scolaires, la formation de nombreux enseignants et les interventions de santé scolaire. Toutefois, il a reconnu que les résultats en matière d’apprentissage demeurent en deçà des attentes et que des retards persistent dans la réalisation des infrastructures scolaires ainsi que dans certains aspects de la gouvernance et du suivi du programme.
Pour la seconde phase du PRSEB, le représentant du ministre a identifié plusieurs priorités, notamment le renforcement du coaching pédagogique de proximité, la disponibilité effective des manuels scolaires et des dispositifs de remédiation, l’accélération de la construction des infrastructures scolaires, le renforcement de la gouvernance axée sur les résultats ainsi que la promotion du genre et de l’éducation inclusive.
Il a également plaidé pour une mobilisation intersectorielle impliquant les secteurs de la santé, de l’eau, de l’assainissement, de la protection sociale et les collectivités territoriales afin de garantir une amélioration durable des apprentissages des élèves, finalité ultime du programme.
(AIP)
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