Abidjan, 08 juin 2026 (AIP) – Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a affirmé que le secteur halieutique constitue « un pilier stratégique de l’économie nationale », lors de la cérémonie de pose de la première pierre du futur Centre de surveillance des pêches de Côte d’Ivoire, lundi 8 juin 2026 à Abidjan.
Selon une note d’information transmise à l’AIP, le ministre a souligné que la pêche contribue de manière significative à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et aux revenus de milliers de familles ivoiriennes.
« Le secteur halieutique participe à notre sécurité alimentaire, à la création d’emplois et constitue une source vitale de revenus pour des milliers de familles ivoiriennes », a déclaré M. Touré, relevant les défis croissants auxquels fait face ce secteur.
Il a insisté sur la nécessité de renforcer la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), qu’il considère désormais comme un enjeu de sécurité nationale.
« La lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée ainsi que la préservation de notre biodiversité marine ne sont plus de simples options, mais des impératifs de sécurité nationale », a-t-il affirmé.
Pour le ministre, la construction du Centre de surveillance des pêches marque une étape importante dans la stratégie de l’État visant à renforcer la souveraineté économique et environnementale de l’espace maritime ivoirien.
Sidi Tiémoko Touré a également salué l’appui de l’Union européenne, soulignant que ce projet s’inscrit dans le cadre de la coopération durable entre la Côte d’Ivoire et ses partenaires européens, notamment à travers l’Accord de partenariat pour une pêche durable.
D’un coût estimé à 500 millions FCFA, incluant les infrastructures et les équipements, le futur centre ambitionne de hisser l’administration halieutique ivoirienne aux standards internationaux en matière de surveillance et de contrôle des activités de pêche.
Selon le ministre, cette infrastructure contribuera à sécuriser les eaux ivoiriennes, à protéger les ressources marines et à renforcer la coopération régionale dans le golfe de Guinée contre les pratiques de pêche illégales.
Il a enfin indiqué que le centre favorisera une gestion transparente et durable des ressources halieutiques au bénéfice des générations présentes et futures.
(AIP)
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