Abidjan, 6 sept 2026 (AIP)- Le siège de la Confédération des organisations de victimes des crises ivoiriennes (COVICI), situé à Cocody II-Plateaux-Agban, à Abidjan, a été de nouveau cambriolé, lundi 31 août 2026, aux environs de 13h00, a appris l’AIP auprès des responsables de l’organisation.
Selon les responsables de la COVICI, cette nouvelle intrusion intervient quelques jours après une sortie médiatique de l’organisation au cours de laquelle elle a interpellé les pouvoirs publics sur la situation des victimes des différentes crises survenues en Côte d’Ivoire et appelé à la reprise du processus de réparation, à l’arrêt depuis 2021, selon elle.
Une plainte a été déposée auprès du commissariat du 12e arrondissement des Deux-Plateaux afin que les circonstances de ce cambriolage soient établies et que les éventuels auteurs soient identifiés.
Les responsables de la COVICI indiquent que cette intrusion n’est pas un fait isolé. Le siège de l’organisation avait déjà été saccagé dans la nuit du 22 au 23 novembre 2025, soit environ neuf mois avant ce nouveau cambriolage.
La proximité temporelle entre cette nouvelle intrusion et la récente sortie médiatique de l’organisation suscite des interrogations au sein de la COVICI, qui dit toutefois vouloir poursuivre sa mission de défense des intérêts des victimes des crises ivoiriennes.
« Nous allons toujours porter la voix des victimes et réclamer réparation. C’est la mission de la COVICI. Notre rôle, c’est d’accompagner l’État dans les mesures de réparation », a déclaré le président du conseil d’administration (PCA) de la Confédération, Seydou Toé en mission hors de la Côte d’Ivoire.
Créée pour contribuer à la défense des intérêts des personnes affectées par les crises ivoiriennes, la COVICI se veut un interlocuteur des pouvoirs publics sur les questions relatives à la reconnaissance, à l’indemnisation et à la réparation des préjudices subis par les victimes.
Malgré les dégâts matériels occasionnés par cette nouvelle intrusion, l’organisation entend maintenir son action en faveur des victimes et poursuivre le plaidoyer engagé auprès des pouvoirs publics pour la relance du processus de réparation.
(AIP)
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