Bondoukou, 22 juil 2025 (AIP) – Le sous-préfet de Sorobango, Dago Ouhalé Geneviève, a prôné, lundi 21 juillet 2025, pour une administration de proximité fondée sur l’écoute et l’implication des populations, qu’elle considère comme un levier essentiel de la cohésion sociale et du dynamisme communautaire, à Kiendi Oualogo, dans la sous-préfecture de Sorobango (région du Gontougo).
« Il faut être à proximité des parents. Il faut partager leur vécu. Il faut le ressentir », a déclaré Mme Dago Ouhalé, en marge d’une mission de terrain dans ce village, soulignant que cette posture d’ouverture crée un climat de confiance propice à l’adhésion des communautés aux initiatives de développement.
Elle défend une vision renouvelée de l’autorité administrative, pour qui le sous-préfet d’aujourd’hui ne peut plus être perçu comme celui d’après les indépendances.
» Nous devons sortir du modèle bureaucratique pour aller vers une administration orientée vers le client, comme le souhaite le président de la République. Les citoyens ne sont plus de simples usagers, ils sont devenus des partenaires actifs », a-t-elle déclaré.

Cette méthode managériale, centrée sur la proximité, se traduit par une forte interaction avec les populations.
« Les populations s’identifient à leur sous-préfet. Elles veulent prendre des photos, partager leur quotidien avec nous. Cela montre qu’elles se sentent écoutées, respectées », a-t-elle observé.
Dago Ouhalé fait de ce style participatif un véritable « système de management ».
« Pour mieux administrer, il faut être au contact, s’imprégner des réalités des populations et leur témoigner que vous êtes avec elles », a-t-elle dit.
À travers cette gouvernance de terrain, elle entend asseoir les fondements d’un développement local durable, inclusif et ancré dans la réalité quotidienne des citoyens.
A ce titre, le président de la coopérative agricole locale « Pipêtô », Kouassi Kra, a reconnu que le dynamisme de sa structure est intimement lié à l’accompagnement de l’administration locale.
« Nous travaillons en famille, mais c’est grâce à l’encadrement et à la confiance que nous avons dans l’administration que nous tenons », a-t-il affirmé.
L’exemple de Kiendi Oualogo, village agricole solidaire et prospère, illustre l’efficacité de cette démarche. La coopérative « Pipêtô » regroupe plus de 355 membres, avec une production annuelle en 2024 excédant 6 000 tonnes de tomates.
(AIP)
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