Guitry, 26 oct 2026 (AIP) – Les autorités administratives de Guitry ont engagé, lundi 26 octobre 2026, une campagne de sensibilisation et de veille communautaire pour prévenir la réinstallation des orpailleurs clandestins, après l’éradication d’un site illégal dans la sous-préfecture de Yocoboué.
Cette initiative a été annoncée lors d’une réunion d’information et de sensibilisation convoquée à la préfecture par le préfet du département, Mme Ida Grâce Camara, dans le cadre de la réactivation de la cellule civilo-militaire et de la redynamisation du comité départemental de sécurité.
Le directeur régional de l’Environnement et de la Transition écologique, Ndah François Bouadi, a salué la collaboration entre les populations et les forces de défense et de sécurité, qui a permis de contenir le phénomène. Selon lui, un seul site illégal avait été identifié en 2025 à Yocoboué. Depuis l’intervention des autorités, il n’a pas été réoccupé et aucun autre site n’a été signalé dans le département.
Il a toutefois alerté sur les conséquences de l’orpaillage clandestin, notamment la destruction du couvert végétal, la dégradation des terres agricoles, la pollution des eaux par des substances toxiques comme le mercure et le cyanure, ainsi que les risques sanitaires et sécuritaires.
Une phase de sensibilisation de trois mois est prévue afin de mobiliser les chefs de village, les responsables communautaires et les populations des villages et campements autour de la surveillance des zones à risque, avant un éventuel renforcement des mesures répressives.
Le directeur régional des Mines et de la Géologie, Kouamé Koffi Aimé, a rappelé que l’exploitation aurifère est soumise à des autorisations et au respect de la réglementation. Toute activité menée sans autorisation est illégale, a-t-il précisé, appelant les communautés à ne pas faciliter l’installation des exploitants clandestins.
Il a indiqué que l’orpaillage illégal est passible de deux à cinq ans d’emprisonnement et d’amendes de 50 à 100 millions FCFA, les peines pouvant être plus lourdes en cas de liens avec des réseaux terroristes.
Concernant l’ancien site de Yocoboué, le directeur régional de l’Environnement a préconisé une délimitation et une évaluation de sa superficie en vue d’une éventuelle restauration des terres dégradées, comprenant notamment la dépollution et le remblayage des excavations.
Les autorités entendent ainsi consolider les acquis de la lutte contre l’orpaillage clandestin grâce à une vigilance accrue et à la coopération entre les populations et les services de l’État.
(AIP)
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