Aboisso, 25 juil 2026 (AIP) – Les populations de la sous-préfecture d’Adaou ont plaidé, jeudi 23 juillet 2026, pour la création d’une brigade de gendarmerie afin de renforcer la sécurité dans leurs quatorze villages, à l’occasion de la visite du préfet de la région du Sud-Comoé, préfet du département d’Aboisso, Ibrahima Cissé.
Cette doléance a été formulée par le président de la Mutuelle de développement d’Adaou chef-lieu (MUDEA), Pr Ahouré Alban, au nom des chefs de village, de leurs notabilités, des mutuelles de développement et des populations de la sous-préfecture, lors de la rencontre d’échanges avec les communautés.
Pr Ahouré Alban a souligné que la sous-préfecture d’Adaou, forte de quatorze villages, ne dispose d’aucune brigade de gendarmerie, alors que la région du Sud-Comoé compte onze brigades, dont huit relèvent de la compagnie d’Aboisso et trois de celle de Grand-Bassam.
Selon lui, cette absence de présence permanente des forces de sécurité suscite de vives préoccupations face aux phénomènes d’insécurité, au trafic de stupéfiants et à d’autres formes de délinquance. Il a estimé que l’implantation d’une brigade de gendarmerie contribuerait à renforcer la protection des personnes et des biens, à rassurer les populations et à créer un environnement favorable au développement socio-économique de cette localité frontalière.
Cette préoccupation fait partie des onze doléances contenues dans le blanc remis au préfet de région. Les populations sollicitent notamment la rétrocession d’une bande forestière comprise entre la haute tension et la route internationale A100 destinée à l’extension du chef-lieu Adaou et de Soumié , la construction effective d’un lycée professionnel, l’électrification, l’adduction en eau potable et le reprofilage de la voie d’accès au collège moderne d’Adaou.
Le document préconise également un appui à l’autonomisation économique des femmes et à l’insertion professionnelle des jeunes, la valorisation du patrimoine culturel et historique de la sous-préfecture, l’implication des populations dans le projet écotouristique de la forêt classée de Soumié, ainsi que l’achèvement des locaux administratifs de la sous-préfecture et de la résidence du sous-préfet.
Les autres doléances concernent la sécurisation de la route internationale par l’installation de ralentisseurs, la réhabilitation des pistes rurales desservant les villages enclavés, la réalisation d’un marché de gros à Nzikro pour la commercialisation des produits agricoles, ainsi que l’extension des réseaux d’électrification, d’alimentation en eau potable et de télécommunications dans l’ensemble des villages de la sous-préfecture.
En réponse, le préfet de la région du Sud-Comoé, préfet du département d’Aboisso, Ibrahima Cissé, a rassuré les populations de la disponibilité de l’État à examiner leurs préoccupations et à apporter, progressivement, des réponses aux différentes doléances exprimées, conformément aux priorités du Gouvernement et aux ressources disponibles.
Le préfet a, par ailleurs, exhorté les populations à faire preuve de civisme et de responsabilité, en adoptant un comportement citoyen exemplaire. Il les a également invités à s’investir davantage dans l’éducation et l’encadrement de leurs enfants, qu’il a présentés comme les premiers acteurs du développement futur de la sous-préfecture.
(AIP)
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