Yamoussoukro, 31 juil 2026 (AIP) – Les responsables de l’Union nationale des sociétés coopératives agricoles leaders de Côte d’Ivoire (UNASCAL) ont appelé l’ensemble des producteurs de cacao à s’enrôler pour l’obtention de la carte du producteur, devenue un instrument essentiel de traçabilité de la filière et qui sera obligatoire à compter du 1er septembre pour la commercialisation du cacao.
S’exprimant à l’issue de la première Assemblée générale de l’organisation, placée sous le thème « La carte du producteur : notre identité, la traçabilité et notre avenir », jeudi 30 juillet 2026 à Yamoussoukro, le président du conseil d’administration (PCA) de l’UNASCAL, Sawadogo Moussa, a expliqué que cette carte permet d’identifier chaque planteur ainsi que sa plantation grâce à un système de géolocalisation, garantissant ainsi la traçabilité du cacao ivoirien.
Selon lui, cet outil permet de connaître l’origine du cacao, son producteur et les conditions de sa production, répondant ainsi aux exigences de durabilité et de transparence de la filière. Il a également souligné que la carte offre des services financiers, notamment la possibilité d’effectuer des opérations bancaires, en plus de son rôle d’identification.
« À partir du 1er septembre, cette carte devient obligatoire pour tout producteur. Tant que vous n’avez pas cette carte, vous ne pouvez pas vendre votre cacao », a insisté M. Sawadogo, invitant l’ensemble des planteurs du pays à se faire enregistrer.
Il a annoncé qu’une vaste campagne de sensibilisation sera menée prochainement dans toutes les régions productrices, en collaboration avec le Conseil du Café-Cacao, afin d’accélérer l’enrôlement des producteurs.
Invité à cette Assemblée générale, le consultant national chargé de la lutte contre le travail des enfants au cabinet de la Première Dame, Amani Konan, a salué le choix du thème, estimant qu’il met en lumière les enjeux de durabilité environnementale, économique et sociale de la filière cacao.
Il a rappelé que la traçabilité sociale passe notamment par la lutte contre le travail des enfants, conduite sous l’impulsion de la Première Dame, Dominique Ouattara, présidente du Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CNS). Selon lui, les producteurs ont réaffirmé leur engagement à accompagner ces efforts afin que le cacao ivoirien soit reconnu comme un cacao éthique, exempt du travail des enfants.
(AIP)
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