Yamoussoukro, 04 sept 2026 (AIP) – La lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire devra désormais s’intensifier contre les réseaux et les différentes formes de complicité qui favorisent le maintien et l’expansion de cette activité, a indiqué vendredi 4 septembre 2026 à Yamoussoukro, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général de corps d’armée Diomandé Vagondo.
« La police scientifique sera également pleinement associée à cette lutte, afin de contribuer à l’identification et au démantèlement des réseaux, mais aussi à la mise en évidence des différentes formes de complicité qui favorisent le maintien et l’expansion de cette activité », a déclaré M. Diomandé lors d’un atelier consacré à la lutte contre l’orpaillage illégal.
Selon le ministre, cette nouvelle orientation s’inscrit dans la volonté des autorités de changer d’échelle dans la lutte contre ce phénomène qui, autrefois concentré dans certaines régions du Centre et du Nord, s’est progressivement étendu aux zones forestières et à de nombreuses autres localités du pays.
Il a souligné que l’orpaillage illégal entraîne de graves conséquences environnementales, sociales, économiques et sécuritaires, notamment la pollution des eaux par le mercure, la dégradation des sols, la déforestation, la prolifération de la drogue et le blanchiment de capitaux.
Face à cette situation, la répression sera intensifiée sur l’ensemble du territoire ivoirien, avec une capacité d’intervention plus rapide, notamment grâce au déploiement de moyens spéciaux tels que les drones de surveillance, a annoncé le ministre.
Il a également insisté sur la responsabilité des autorités locales dans ce combat, le préfet devant jouer un rôle central en coordonnant les mécanismes de lutte, en assurant le suivi des opérations de déguerpissement et de réhabilitation des sites et en mobilisant les forces vives de sa circonscription.
Le Général Diomandé Vagondo a appelé à une mobilisation des élus, chefs traditionnels, organisations de jeunes et de femmes et autres acteurs locaux, estimant que l’éradication de l’orpaillage illégal exige l’engagement et la vigilance de tous.
Réaffirmant le principe de « tolérance zéro », il a prévenu que toute forme de passivité ou de complicité avérée ne saurait être tolérée.
Le ministre a souhaité que les travaux de l’atelier débouchent sur des recommandations pratiques, réalistes et opérationnelles susceptibles de renforcer le dispositif national de lutte et d’accélérer l’éradication de l’orpaillage illégal sur l’ensemble du territoire.
(AIP)
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