Bouaflé, 31 juil 2026 (AIP)- La consule honoraire du Royaume de Norvège à Abidjan, Botti Antoinette, a appelé à faire de l’incubation territoriale un levier stratégique de développement de la région de la Marahoué.
Elle a lancé cet appel à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la première édition du Forum économique «Marahoué Business Connect», jeudi 30 juillet 2026, à la préfecture de Bouaflé.
Cet événement organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), à travers sa délégation régionale de la Marahoué, est placé sous le thème « Investir localement, impacter durablement ».
S’appuyant sur son expérience de dix années passées en Norvège, notamment en tant qu’entrepreneure à Hamar, Botti Antoinette a expliqué que le développement durable repose avant tout sur la capacité d’un territoire à valoriser ses talents, à créer des réseaux de confiance et à accompagner les porteurs de projets.
« Ce qui fait la force de la Norvège, ce n’est pas seulement le financement, mais une culture de la coopération entre les collectivités, les universités, les entreprises, les investisseurs et les citoyens », a-t-elle souligné. Selon elle, cette approche collaborative peut être adaptée à la réalité de la Marahoué.
Pour la consule honoraire, la région dispose déjà des ressources essentielles à son développement. « Les talents existent, les idées existent, les ressources humaines existent », a-t-elle affirmé, estimant que le principal défi réside désormais dans la mise en place de structures capables de connecter ces compétences, d’accompagner les initiatives et de favoriser l’émergence de projets viables.
Botti Antoinette a souligné qu’investir localement ne se limite pas à mobiliser des capitaux. Selon elle, il s’agit également d’investir dans les compétences, la jeunesse, les femmes, les réseaux de confiance et les structures d’accompagnement, autant de leviers essentiels pour permettre aux entreprises de devenir de véritables moteurs de croissance.
Elle s’est dite convaincue que l’avenir de la Marahoué dépendra autant des investissements réalisés par les filles et les fils de la région que des financements extérieurs. « Une région se développe lorsque ses propres talents choisissent d’y croire, d’y rester, d’y entreprendre et d’y construire leur avenir », a-t-elle déclaré.
En conclusion, l’intervenante a invité les acteurs du territoire à transformer l’héritage culturel de la Marahoué en moteur d’innovation et de coopération afin de bâtir un développement durable, porté par les populations elles-mêmes.
(AIP)
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