Biankouma, 30 juil 2026 (AIP)-Le braconnage demeure la principale menace qui pèse sur le Parc national du Mont Sangbé, malgré l’absence d’orpaillage clandestin, de plantations et d’installations illégales relevée dans cette aire protégée, ont indiqué les responsables de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), mercredi 29 juillet 2026 à Biankouma.
« Ce qui continue de persister, c’est le braconnage », a déclaré le conseiller général du directeur général de l’OIPR, le colonel Gonto Gbassaha, à l’issue de la deuxième session ordinaire du comité de gestion locale du Parc national du Mont Sangbé.
Le responsable a relevé que les opérations de surveillance menées dans le parc n’ont révélé « aucune trace d’orpaillage » à l’intérieur de l’aire protégée. Il a également indiqué qu’aucune plantation ni installation illégale n’y a été constatée.
Ces résultats ont conduit les membres du comité à considérer que la pression la plus persistante sur le parc reste désormais le braconnage, un phénomène qui affecte directement la faune sauvage.
Pour le colonel Gonto Gbassaha, la réduction de cette activité constitue un enjeu pour la valorisation du parc. « Nous nous efforcerons de limiter cette activité pour que nous ayons plus d’animaux à observer, pour que le tourisme se développe au profit des populations riveraines et dans l’intérêt de notre pays », a-t-il affirmé.
Il a également lié cet objectif aux ambitions de reconnaissance internationale du site. « Nous voulons surtout que le Parc national du Mont Sangbé arrive au niveau du patrimoine mondial de l’UNESCO », a-t-il ajouté.
Face à cette situation, le responsable a demandé aux agents chargés de la gestion du parc de maintenir leur vigilance afin d’empêcher l’apparition de nouvelles formes d’occupation illégale de l’aire protégée.
Les membres du comité ont, pour leur part, recommandé le renforcement des dispositifs de surveillance à travers l’utilisation d’outils technologiques comme les drones, estimant que l’insuffisance du personnel demeure une contrainte pour la couverture du parc.
Ils ont également plaidé pour l’amélioration des effectifs, des moyens de mobilité et des équipements mis à la disposition des agents de terrain. Les difficultés liées à l’état des voies d’accès au parc ont aussi été relevées parmi les obstacles rencontrés dans les opérations de surveillance.
Ces questions ont été examinées lors de cette deuxième session ordinaire, présidée à la préfecture de Biankouma par le préfet du département, Soro Sana.
(AIP)
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