Sassandra, 08 sept 2026 (AIP)- Les établissements scolaires de Sassandra enregistrent une faible affluence pour les inscriptions physiques à quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue lundi 14 septembre sur l’ensemble du territoire national, a constaté l’AIP, lundi 7 septembre 2026.
Au lycée moderne Goffry Kouassi Raymond, établissement public de plus de 2 000 élèves, les bureaux des éducateurs sont peu fréquentés. Quelques élèves et parents présents expliquent leur déplacement par le retrait des fiches d’inscription ou des bulletins scolaires, en attendant de disposer des ressources financières nécessaires pour finaliser les formalités.
Certains parents venus retirer les bulletins de leurs enfants indiquent également que ces derniers sont encore en vacances dans les grandes villes ou au village.
Les rares élèves venus s’inscrire sur place font parfois l’objet de plaisanteries de la part de leurs camarades. « L’école qui va durer neuf mois. Toi, tu es pressée pour t’inscrire. C’est vous les filles à papa », a lancé une élève à une camarade en tenue scolaire qui renseignait sa fiche d’inscription.
L’administration du lycée, dirigée par le proviseur Bakary Coulibaly, se prépare toutefois à assurer un démarrage effectif des cours dès lundi. Les emplois du temps ont déjà été communiqués aux enseignants et l’établissement a fait l’objet d’opérations d’assainissement après avoir été envahi par les herbes.
Au lycée moderne Toussagnon Benoît, la situation est similaire. La cour reste peu animée et quelques élèves procèdent à leur inscription tandis que d’autres viennent principalement se renseigner sur les modalités et le coût de la scolarité.
Dans les établissements privés, l’affluence demeure également limitée. Selon des responsables d’établissements rencontrés par l’AIP, plusieurs parents attendent de disposer de ressources financières, notamment celles liées à la commercialisation du cacao, dont le prix bord champ a récemment été fixé à 1 200 FCFA le kilogramme.
Ces responsables estiment que cette situation risque de retarder la reprise effective des cours dans certains établissements privés. Ils soulignent son impact sur l’achèvement des programmes scolaires et sur leurs charges de fonctionnement, notamment en raison du recours aux cours de rattrapage pour les élèves des classes d’examen.
Certains établissements privés ont d’ailleurs annoncé à leurs élèves une reprise des cours à la dernière semaine de septembre, soit plusieurs jours après la date officielle fixée par le ministère de l’Éducation nationale.
La réunion de rentrée de la direction régionale de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (DRENAET) du Gboklê est prévue jeudi 10 septembre.
(AIP)
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