Abidjan, 26 oct 2026 (AIP)- Le ministre des Ressources animales et Halieutiques, Sidi Tiémoko Touré a mis en avant lundi 26 octobre 2026, les acquis de la période 2022-2025 et les ambitions de la nouvelle Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA) pour la période 2026-2030, ainsi que l’investissement privé pour accélérer la transformation des filières.
Invité de » Les Grands Rendez-vous » de l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) sur le thème, « Économie animale et économie bleue : quelles stratégies pour renforcer la souveraineté alimentaire, créer des richesses et accélérer la transformation des filières en Côte d’Ivoire ? », M. Touré a présenté la stratégie nationale visant à passer de la sécurité alimentaire à la souveraineté alimentaire.
Dressant le bilan de la première génération de la politique (2022-2025), il a souligné des résultats tangibles portés par l’exploitation de l’économie animale et de l’économie bleue. Les productions de viandes et abats ont progressé de près de 27 % pour s’établir à 231 000 tonnes, tandis que la volaille a enregistré une hausse de plus de 35 % et les petits ruminants (ovins et caprins) de près de 31 %.
Parallèlement, la production d’œufs de consommation a bondi de 52 %, et la production aquacole (poissons d’élevage) a doublé, passant de 6 300 tonnes en 2022 à 12 895 tonnes à l’horizon 2025.
Ces performances, combinées au recours aux importations, ont permis d’assurer la sécurité alimentaire des Ivoiriens à 100 %. Toutefois, a précisé le ministre, la vision actuelle change de paradigme sous l’impulsion du Premier ministre pour s’orienter vers la souveraineté alimentaire à travers la PONADEPA 2026-2030.
Cette nouvelle feuille de route vise à renforcer la production nationale en plaçant au cœur de la dynamique les éleveurs, pêcheurs et transformateurs locaux, tout en maintenant des échanges commerciaux structurés, note-t-on.
Sidi Touré a rappelé à ce titre que l’autosuffisance totale et simultanée sur l’ensemble des spéculations (viande, poisson et lait) reste une exception mondiale, ne concernant à ce jour que la Nouvelle-Zélande et l’Irlande, les autres nations concentrant leurs excédents sur des filières spécifiques.
Pour concrétiser cette ambition de souveraineté et accélérer la transformation des filières, le document de politique 2026-2030, arrimé au Plan national de développement (PND), prévoit de mobiliser près de 2 000 milliards de francs CFA. Le secteur privé y est particulièrement attendu, puisqu’il devra assurer près de 80 % de cet investissement global.
(AIP)
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